Rempotage en hiver : cette règle que tous les amoureux de plantes d'intérieur suivent encore les met en danger

En plein hiver, certaines plantes d’intérieur étouffent littéralement dans leur pot tandis que d’autres dorment profondément. Comment savoir si janvier rime avec rempotage vital ou erreur fatale ?
Rempotage en hiver : cette règle que tous les amoureux de plantes d'intérieur suivent encore les met en danger

En janvier, on croit souvent que tout s’arrête pour les plantes : dehors le gel, dedans le fameux conseil "on ne rempote jamais en hiver". Beaucoup rangent leurs sacs de terreau jusqu’en mars. Pendant ce temps, certaines plantes d’intérieur tirent la langue dans leur pot, ou débordent de vitalité sans que l’on sache quoi faire.

Nos salons chauffés à 19 ou 20 °C et baignés d’une lumière qui augmente après le solstice ne ressemblent plus du tout au jardin gelé. Autour du 25 janvier, des plantes d'intérieur tropicales continuent de pousser, produisent de jeunes feuilles, tandis que leur substrat s’épuise. Faut-il attendre le printemps ou oser toucher aux racines en plein cœur de l’hiver ?

Rempoter ses plantes en hiver : quand l'interdit ne tient plus en intérieur

Pour les plantes d'extérieur, y compris celles rentrées pour l’hivernage, la règle reste simple : en hiver elles sont en repos végétatif, leurs racines ne cicatrisent pas et un changement de pot les met en danger. Rempotage reporté à mars ou avril, quand le sol se réchauffe. L’histoire est différente pour un Monstera ou un Ficus installé au chaud, qui ne connaît plus la dormance hivernale.

Après plus d’un mois depuis le solstice, la durée du jour s’allonge de façon nette. Ce signal lumineux, combiné à une température stable autour de 20 °C, relance la circulation de sève chez certaines tropicales. Attendre coûte que coûte peut alors les condamner : racines étranglées, terreau compacté qui devient une brique imperméable. Le rempotage hivernal devient alors un geste de sauvetage, jamais un entretien de routine.

Rempoter ses plantes en hiver seulement quand les signes sont alarmants

Avant de sortir le sac de terreau, il faut observer. Un rempotage en janvier ne se justifie que si la plante envoie des signaux clairs, souvent très visibles pour peu qu’on les cherche :

  • Racines en fuite : elles sortent en masse par les trous de drainage.
  • Motte soulevée : la plante semble pousser vers le haut, à l’étroit.
  • Substrat hydrophobe : l’eau traverse sans mouiller ou le pot sèche en quelques heures.
  • Nouvelle croissance : de jeunes feuilles vert tendre apparaissent en plein hiver.

Si deux de ces signes se cumulent sur une tropicale d’intérieur, attendre mars devient risqué. Un transpotage vers un pot à peine plus large, 2 à 3 centimètres de diamètre en plus, lui rend de l’espace et des nutriments. Pour une orchidée, on rempote plutôt tous les 2 à 3 ans ou juste après la floraison si le substrat est usé ou que des racines ont pourri.

Rempoter en hiver sans stress, du ficus à l'orchidée

En hiver, on rempote en douceur. Pot à peine plus grand, par exemple de 12 à 14 cm, troué, avec un peu de drainage au fond. Le terreau est rentré 24 heures avant pour être à température ambiante. On garde la motte intacte autant que possible, sans casser le chignon racinaire, on comble et on arrose juste assez pour tasser. Ensuite, humidité légère, pas d’engrais liquide avant environ six semaines et emplacement lumineux, loin des radiateurs. Pour une orchidée, pas d’arrosage direct au début : vaporisation quotidienne pendant 3 à 4 semaines, puis un arrosage par semaine et un engrais spécial toutes les trois semaines du printemps à l’automne.

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