Rhubarbe : en juin, ce geste indispensable évite les tiges dures et vous redonne des récoltes généreuses, à faire vite

Publié le Par Rédaction Elle adore
Rhubarbe : en juin, ce geste indispensable évite les tiges dures et vous redonne des récoltes généreuses, à faire vite © Reworld Media

Au cœur de juin, une tige étrange se dresse soudain au milieu de la rhubarbe, annonçant la fin des bâtons tendres. Quel geste rapide permet de relancer des tiges épaisses sans épuiser le pied ?

En juin, la touffe de rhubarbe explose et les tiges grossissent à vue d’œil. Puis un matin, un gros bourgeon s’est formé au centre et, peu à peu, les nouveaux bâtons sont devenus plus fins et plus durs. Ce n’est pas une fatalité de l’été, mais le signal qu’un geste manque.

Cette plante vivace aime les sols frais et les printemps doux. Quand le thermomètre a grimpé vers 24 ou 25 °C sur une terre sèche, elle s’est mise à préparer sa floraison au détriment des tiges comestibles. Pour retrouver des pétioles épais et tendres, un simple coup de main suffit en juin.

En juin, cette tige au milieu de la rhubarbe n’est pas anodine

Au cœur du pied apparaît une tige beaucoup plus droite et plus ronde que les autres, coiffée d’un bourgeon compact : c’est la hampe florale, signe de montée en graines. La plante a alors redirigé sa sève vers ce futur bouquet de fleurs, parce qu’elle se sent stressée par la chaleur ou le manque d’eau.

Ce phénomène se produit souvent entre mai et fin juin, juste après un coup de chaud autour de 24 à 25 °C sur un sol sec : ce stress thermique et hydrique déclenche la floraison. Au lieu de produire des pétioles charnus, la rhubarbe a cherché à assurer sa descendance, comme si l’été risquait de l’épuiser.

Le geste simple de juin : couper la hampe florale dès qu’elle pointe

Nous avons tous hésité devant cette pousse étrange en se demandant s’il fallait la supprimer. Pour garder des tiges comestibles larges et juteuses, la réponse a été oui : il faut enlever la hampe le plus tôt possible, quand elle est encore tendre.

  • Repérer le gros bourgeon bombé au centre de la touffe.
  • Le saisir fermement à la base et le tordre pour le détacher net, si la tige est encore souple.
  • Sur une hampe déjà dure, utiliser un couteau ou un sécateur bien affûté et couper au ras de la souche, sans blesser le cœur.

Ce geste de quelques secondes a réorienté aussitôt l’énergie vers les pétioles, qui s’épaississent de nouveau. On ne garde que les tiges, les grandes feuilles riches en acide oxalique restent toxiques et partent au compost ou en purin, jamais dans l’assiette.

✨ L’astuce validée par la rédaction
Efficacité
9/10

Récolte prolongée
2 à 3 semaines

🔍 Pourquoi ça fonctionne ?

En coupant la hampe florale, la plante n’alimente plus les fleurs et renforce des tiges plus épaisses et plus tendres.

💡

Le petit plus : Conserver une hampe sur un pied à part permet de profiter des fleurs sans pénaliser la récolte.

🚫 À NE JAMAIS FAIRE : Laisser la hampe monter longtemps, la couper haut puis oublier d’arroser épuise le pied et favorise les pourritures au cœur.

Après la coupe : arroser et pailler pour relancer des tiges généreuses

Une fois les hampes supprimées, la rhubarbe a besoin de fraîcheur. Un arrosage régulier au pied, sans détremper, maintient le sol humide et limite le stress.

Autour du pied, un paillage de quelques centimètres avec paille, compost ou tontes bien sèches garde la terre fraîche. En pot, déplacer le bac à la mi‑ombre a limité les coups de chaud et permis de récolter jusqu’à la fin juin.

Sources

En bref

  • 🌱 En juin, la rhubarbe émet une hampe florale centrale sous l'effet de la chaleur et de la sécheresse, au détriment des tiges comestibles.
  • ✂️ Un geste simple et rapide sur cette tige florale suffit à réorienter la sève vers les pétioles et à préserver des bâtons plus épais.
  • 💧 Arrosage au pied, paillage et gestion de l'ombre complètent ce geste de juin et prolongent discrètement la période de récolte de la rhubarbe.