Coup de barre de l’après-midi : arrêtez d’accuser la digestion, c’est ce geste sous le bureau qui vous épuise
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Chaque jour à 14 h, le coup de barre de l’après‑midi ruine votre concentration au bureau. Et si, au lieu d’accuser votre digestion, vous regardiez ce qui se passe sous votre bureau ?
Il est 14 h, le ciel est bas, votre écran vous éblouit et ce fameux mur de fatigue se dresse devant vous. Vous accusez aussitôt les lasagnes ou le burger du midi, persuadé que votre digestion pompe toute votre énergie. Ce scénario du coup de mou au bureau se répète jour après jour, au point de sembler inévitable.
On parle souvent de digestion lourde, de pic de sucre suivi d’une chute de glycémie, ou de ce creux normal de vigilance entre 13 h et 15 h. Tout cela joue un rôle, bien sûr. Pourtant, dans beaucoup de cas de coup de barre de l’après‑midi, la véritable explication se cache ailleurs : juste sous votre bureau, là où vos jambes coupent discrètement la circulation.
Coup de barre de l’après-midi : ce que l’on croit qu’il se passe dans le corps
Après un déjeuner riche en féculents blancs, desserts sucrés ou boissons sucrées, le sucre sanguin grimpe vite. Le corps répond en libérant beaucoup d’insuline pour faire redescendre la glycémie. Si la chute est trop brutale, vous ressentez coup de froid, somnolence, difficulté à vous concentrer : le fameux crash d’énergie qui donne mauvaise réputation au repas du midi.
Il existe aussi une baisse naturelle de vigilance en début d’après‑midi, liée à notre horloge interne. Même sans gros plat, beaucoup de personnes ont un léger coup de mou entre 13 h et 15 h. Le manque de sommeil, une salle surchauffée ou un verre d’alcool à midi amplifient encore cette somnolence. Pourtant, si vos repas sont raisonnables, un autre facteur pèse lourd.
Sous le bureau, le vrai responsable : vos jambes croisées et le creux poplité
Derrière chaque genou se trouve le creux poplité, une zone où passent des veines majeures qui ramènent le sang des jambes vers le cœur. Quand vous restez assis les jambes croisées ou appuyées sur un bord de siège trop long, vous écrasez ce carrefour sans vous en rendre compte. Le retour veineux peut alors chuter d’environ 40 %, le cœur force et le cerveau reçoit moins d’oxygène.
Résultat : lassitude générale, difficulté à réfléchir, envie de bâiller, que vous mettez sur le dos du dessert. La parade est étonnamment simple. Décroisez les jambes, posez les deux pieds bien à plat, ajustez la chaise pour laisser l’équivalent de deux ou trois doigts entre le bord du siège et l’arrière du genou, puis faites bouger régulièrement chevilles et mollets, au moins toutes les 15 minutes.
Trois réflexes pour garder de l’énergie sans accuser la digestion
Au quotidien, quelques automatismes suffisent à limiter ce faux coup de barre digestif et à préserver votre concentration. L’idée n’est pas d’interdire les jambes croisées, mais de ne plus les garder pendant une heure sans bouger. Combinez une posture qui respecte vos veines avec de petits mouvements et une hygiène de vie correcte, et l’après‑midi devient bien plus gérable :
- Revenir à des pieds bien à plat chaque quart d’heure.
- Se lever ou marcher deux minutes après le déjeuner.
- Privilégier un repas de midi simple, avec peu de sucres rapides.
En bref
- À 14 h au bureau, ce coup de barre de l’après‑midi revient chaque jour alors que le repas semble raisonnable et la nuit plutôt correcte.
- La piste d’une circulation sanguine freinée au niveau des jambes, au creux poplité et en posture assise prolongée, remet en question l’explication purement digestive.
- De petits changements sous le bureau, combinés à quelques habitudes après le déjeuner, pourraient transformer durablement votre énergie de l’après‑midi.
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