Fatigue au bureau : ce réflexe avec vos jambes en position assise épuise votre énergie sans que vous le sachiez

Publié le ParRédaction Elle adore
Fatigue au bureau : ce réflexe avec vos jambes en position assise épuise votre énergie sans que vous le sachiez © Reworld Media

Au bureau ou en télétravail, vous enchaînez les heures assis, les jambes croisées, jusqu’au coup de barre incompréhensible. Et si ce réflexe discret coupait la circulation sanguine plus qu’il n’y paraît ?

On s’assoit pour répondre à deux mails, le café encore chaud, et le temps s’étire. Une heure plus tard, les épaules chutent, la tête pèse, la concentration flanche. On accuse le sommeil, le sucre ou la météo. Pourtant, un détail tout simple, presque automatique, dans votre manière de vous installer sur la chaise peut suffire à déclencher ce coup de mou.

Dans une journée de bureau ou de télétravail, beaucoup restent assis des heures, sans vraiment penser à leurs jambes. Quand la circulation sanguine ralentit dans les mollets, le sang remonte moins vite vers le cœur et le cerveau. Résultat possible : jambes lourdes, vigilance en baisse, impression de flotter. Et si tout partait en réalité de la façon dont vous croisez vos jambes.

Croiser les jambes : confortable, mais mauvais pour le retour veineux ?

Le réflexe de croiser les jambes cale le bassin et donne une sensation immédiate de confort. Pourtant ce croisement au niveau des cuisses ou du genou comprime des vaisseaux importants, dont la veine poplitée derrière le genou, chargée du retour veineux. Des mesures montrent qu’après une trentaine de minutes dans cette position, la pression veineuse des jambes peut augmenter d’environ 25 %.

Quand le sang circule au ralenti, il stagne davantage dans les chevilles et les mollets. On se sent moins léger, parfois gonflé, avec fourmillements ou jambe qui s’endort. Des petites douleurs au genou, à la hanche ou dans le bas du dos peuvent apparaître. Croiser ponctuellement n’est pas le souci ; c’est rester figé longtemps, tous les jours, qui finit par peser sur l’énergie.

Quand la posture assise alourdit jambes et cerveau

Les médecins décrivent souvent les mêmes signaux : jambes lourdes en fin de journée, chevilles enserrées dans les chaussettes, picotements, dos qui tire, fatigue un peu brumeuse. Ce n’est pas forcément un manque de motivation, parfois juste un manque de mouvement. Un bon repère consiste à changer de position toutes les vingt à trente minutes et à éviter de garder les jambes croisées plus d’une demi-heure d’affilée.

Rester des heures assis sans bouger augmente aussi d’autres risques veineux, surtout en cas d’antécédents ou de facteurs comme tabac et certains traitements. Marcher quelques pas toutes les trente à soixante minutes, revenir régulièrement aux pieds à plat, genoux à angle droit, ou croiser plutôt au niveau des chevilles allège nettement la contrainte sur les vaisseaux.

Trois micro-mouvements pour relancer la circulation au bureau

Bonne nouvelle, il suffit souvent de petits gestes discrets pour activer la pompe musculaire des mollets et réveiller l’attention. Sans quitter votre siège, vous pouvez par exemple soulever les talons plusieurs fois, lever l’avant du pied talon au sol, ou faire quelques cercles de cheville dans chaque sens.

Ces flexions de cheville relancent le retour du sang vers le cœur. Associées à des repères simples, un appel téléphonique ou l’envoi d’un mail, elles limitent la sensation de stagnation et adoucissent les coups de barre de fin de journée.

En bref

  • Au bureau, de longues heures assis les jambes croisées interrogent le lien entre circulation sanguine, jambes lourdes et ces coups de mou répétés.
  • Les médecins décrivent un enchaînement de signaux discrets et proposent quelques ajustements de posture et micro-mouvements pour limiter l’impact sur l’énergie.
  • Un léger changement dans la façon de croiser les jambes et de bouger les chevilles pourrait modifier vos fins de journée de manière surprenante.