Comme beaucoup de Français, je pensais bien faire avec le poisson… jusqu’à voir ce que contiennent vraiment ces filets

Publié le ParRédaction Elle adore
Comme beaucoup de Français, je pensais bien faire avec le poisson… jusqu’à voir ce que contiennent vraiment ces filets © Reworld Media

Longtemps présenté comme allié santé, le poisson s’invite encore deux fois par semaine dans de nombreux menus. Mais entre métaux lourds, PCB et microplastiques, certains finissent par changer radicalement de cap.

Au restaurant ou au rayon frais, beaucoup choisissent le poisson en se disant qu’ils prennent l’option la plus saine, loin du steak-frites. Pendant des années, cet aliment a été présenté comme allié du cœur, de la mémoire et de la longévité. Pourtant, à mesure que la pollution des océans se précise, certains découvrent que leur assiette cache bien plus qu’une simple source de protéines.

Les recherches sur les métaux lourds, les PCB, les dioxines ou les microplastiques montrent que le poisson d’aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celui de nos grands-parents. De plus en plus de consommateurs réduisent, voire arrêtent, leur consommation après avoir découvert cette réalité toxicologique. Reste une question qui dérange : que contient vraiment ce filet de poisson présenté comme si vertueux ?

Poisson, santé et oméga-3 : quand les bienfaits se heurtent aux métaux lourds

Le poisson reste recommandé à hauteur d’environ 100 g deux fois par semaine, dont au moins une portion de poisson gras, pour ses oméga-3, ses protéines et sa vitamine D. En parlant de certains producteurs, le Dr Jimmy Mohamed salue leur travail : « Vous savez qu’ils sont pionniers dans l’élevage biologique, ils font vraiment des très beaux produits », explique-t-il dans l’émission Le Mag de la Santé.

La réalité actuelle est moins idyllique. La pollution transforme peu à peu les océans en réservoir de toxiques, qui se concentrent au fil de la chaîne alimentaire. Les petits poissons avalent des polluants, puis sont mangés par de plus gros prédateurs comme le thon ou l’espadon. Au sommet, le duo poisson métaux lourds devient explosif, avec du mercure et du méthylmercure aux effets neurotoxiques décrits par les experts.

Métaux lourds, PCB, microplastiques : ce qui se cache dans la chair du poisson

Le mercure, transformé en méthylmercure dans l’eau, fait partie des contaminants les plus surveillés. Une exposition régulière, même à faibles doses, a été associée à une fatigue persistante, des difficultés de concentration ou une sensation de « brouillard mental ». Les autorités sanitaires recommandent de limiter les grands prédateurs marins pour les femmes enceintes et les enfants, et de varier les espèces consommées.

Dans les poissons gras, les polluants lipophiles comme les PCB et les dioxines se logent dans le tissu adipeux. Ces substances, décrites comme de puissants perturbateurs endocriniens, s’ajoutent à la liste. À cela se greffent les microplastiques, ingérés par les organismes marins puis retrouvés dans le sang humain, ce qui conduit de nombreux spécialistes à prôner un principe de précaution face à ces expositions répétées.

Entre aquaculture, petits poissons et alternatives végétales : comment réagir à ces risques ?

Face à ces alertes, beaucoup espéraient trouver refuge dans le poisson d’élevage. Le Dr Jimmy Mohamed nuance : « Non, je n’ai plus le même discours que j’avais il y a 15 ans… Dans l’élevage de poissons, vous avez des très bons éleveurs et puis vous avez des mauvais éleveurs ». Il rappelle aussi que « 99% du saumon consommé en France c’est du saumon d’élevage vous n’avez pas ce problème de métaux lourds sur du poisson d’élevage », tandis que certains élevages intensifs ont recours à des antibiotiques, pesticides ou colorants et nourrissent les poissons avec des farines issues de petits poissons sauvages.

Sources

En bref

  • Au fil des études, le Dr Jimmy Mohamed et d’autres experts nuancent les recommandations de deux portions de poisson hebdomadaires face aux métaux lourds croissants.
  • Mercure, PCB, dioxines et microplastiques s’accumulent dans les poissons, surtout les grands prédateurs, et interrogent la place du poisson dans l’alimentation.
  • Entre petits poissons, aquaculture encadrée et alternatives végétales aux oméga‑3, chacun est amené à redéfinir son assiette sans certitude sur la meilleure stratégie.