Rosiers envahis de pucerons en avril : ce petit insecte du jardin peut tout nettoyer en seulement trois jours
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En avril, de nombreux jardiniers voient leurs rosiers français se couvrir de pucerons et paniquent devant les tiges collantes. Et si un minuscule prédateur, déjà présent au jardin, suffisait à renverser la situation en quelques jours ?
En avril, on s’approche des rosiers pour admirer les premiers boutons… et l’on découvre des grappes de petits points verts ou noirs sur chaque tige. Les feuilles se sont gondolées, les pousses collent déjà, et l’envie de sortir le pulvérisateur monte.
Pourtant, ce scénario classique s’est souvent réglé sans un seul produit, grâce à un minuscule coléoptère affamé. Avril est aussi le mois du grand réveil des pucerons, et accepter leur présence quelques jours suffit parfois à lancer ce précieux allié.
En avril, pourquoi vos rosiers se couvrent de pucerons
Les premières colonies se sont installées sur les extrémités tendres et au cœur du buisson. En aspirant la sève, le puceron vert du rosier affaiblit la plante, déforme pousses et boutons et laisse un miellat collant, puis une fumagine noire qui attire aussi les fourmis.
Les rosiers jeunes ou très florifères ont offert une masse de pousses tendres, d’où cette impression d’invasion éclair. Par parthénogenèse, une femelle puceron engendre entre 40 et 100 petits devenus adultes en une semaine, et quelques individus ont suffi à transformer le massif.
La coccinelle, petite ogresse qui vide une colonie en trois jours
La coccinelle à sept points est l’alliée idéale des rosiers couverts de pucerons. Un adulte avale entre 50 et 100 pucerons par jour et sa larve en dévore plus de 400 pendant sa croissance ; sur une petite colonie, une seule larve a souvent tout nettoyé en trois jours.
Sa larve ne ressemble pourtant pas à une coccinelle : petit corps gris allongé, épineux, ponctué de taches orangées. Nous avons tous déjà écrasé ce « monstre » en pensant bien faire, alors qu’il dévorait les pucerons ; mieux vaut lui laisser quelques grappes et cinq à dix jours pour agir.
Les bons gestes pour laisser les coccinelles faire le travail
Dès qu’on traite, surtout avec un insecticide systémique, on tue les pucerons… mais aussi les coccinelles et les autres insectes utiles. Pour soulager le rosier, un jet d’eau sur les pousses, quelques extrémités très atteintes pincées ou taillées suffisent souvent ; en ville, quand aucun auxiliaire n’est présent, on peut aussi introduire quelques larves de coccinelles, 1 à 3 par colonie de pucerons, d’avril à juin.
Pour que la régulation dure, on garde un jardin vivant : un coin de feuilles mortes et de tiges creuses pour abriter les coccinelles, et quelques touffes de lavande ou d’aneth pour les nourrir. Au début du printemps, une taille légère des jeunes pousses tendres coupe le buffet préféré des pucerons et rend les rosiers plus denses et florifères.
Sources
En bref
- 🌹 En avril, les rosiers du jardin se couvrent de pucerons verts, déformant jeunes pousses, provoquant miellat collant, fumagine noire et fourmis agitées.
- 🐞 La coccinelle à sept points et sa larve aphidiphage engloutissent chaque jour des dizaines de pucerons des rosiers, assainissant rapidement de petites colonies.
- 🌱 Gestes mécaniques, jardin moins « propre » et plantes compagnes orientent les coccinelles contre les pucerons des rosiers, avec résultat surprenant en temps record.
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