Cheminée : cette règle 2026 méconnue sur le ramonage peut faire sauter l'indemnisation de votre assurance habitation
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Entre la nouvelle règle issue du décret 2023-641 et les exigences des assureurs, le ramonage de cheminée sème la confusion. Une ou deux fois par an : la réponse dépend de paramètres que beaucoup de particuliers ignorent encore.
Les premières soirées froides arrivent et l’envie d’allumer la cheminée revient aussitôt. Au moment de prendre rendez‑vous, une question s’invite : faut‑il vraiment ramoner le conduit deux fois par an ? Certains voisins l’affirment, d’anciens arrêtés le répétaient, internet brouille encore les pistes. Entre obligation légale, sécurité et assurance, difficile d’y voir clair.
Depuis le décret n° 2023‑641 de 2023, la règle nationale a changé et beaucoup d’idées reçues sont restées. La loi oblige‑t‑elle vraiment à deux passages, ou un seul ramonage bien placé suffit‑il selon les situations ? La réponse tient à quelques détails parfois décisifs.
Ramonage de cheminée : ce que la loi impose vraiment en 2026
Le décret n° 2023‑641, intégré au Code de la santé publique, définit le ramonage comme un nettoyage mécanique du conduit de fumée et des tuyaux de raccordement. L’objectif est simple : garder le conduit vide sur toute sa longueur, pour que les fumées s’évacuent sans obstacle ni retour de monoxyde de carbone.
Depuis le 1er octobre 2023, la règle nationale est claire : tout conduit utilisé doit être ramoné au moins une fois tous les douze mois. Pour les installations collectives, un passage est obligatoire tous les six mois, dont un en période de chauffe. Des arrêtés municipaux ou préfectoraux peuvent encore imposer davantage, souvent deux ramonages pour les combustibles solides ou liquides.
Une ou deux fois par an ? Comment lire la règle sans se tromper
La loi fixe donc un minimum, pas un maximum. Pour une maison individuelle chauffée au bois bûche, aux granulés, au fioul ou au charbon, un ramonage annuel est l’obligation de base. Pourtant, deux passages restent fortement recommandés quand la cheminée ou le poêle servent de chauffage principal : les dépôts de suie et de bistre augmentent vite le risque de feu de cheminée.
Pour une cheminée d’agrément ou un appareil au gaz, un ramonage par an réalisé par un professionnel qualifié suffit en général, tant que ni arrêté local ni contrat d’assurance habitation n’imposent davantage. En copropriété, les conduits collectifs sont, eux, ramonés au moins deux fois par an ; sans certificat de ramonage conforme, l’indemnisation d’un incendie peut être réduite.
Être en règle en 3 étapes avant votre prochain feu
Première étape : vérifier la règle locale auprès de la mairie ou de la préfecture, qui peuvent encore s’appuyer sur l’ancien règlement sanitaire départemental. Deuxième étape : relire les conditions de l’assurance habitation pour repérer une éventuelle obligation de deux ramonages. Troisième étape : réserver un ramonage mécanique auprès d’un professionnel qualifié.
Le ramoneur doit intervenir avec un hérisson adapté, nettoyer tout le conduit de fumée, puis délivrer une attestation à conserver au moins deux ans avec les papiers de la maison. Les bûches ou poudres de ramonage ne restent qu’un complément : elles n’évitent ni l’incendie, ni l’intoxication au monoxyde de carbone si le conduit est mal entretenu.
En bref
- 📅 Depuis le décret 2023-641 entré en vigueur le 1er octobre 2023, la fréquence du ramonage de cheminée change et suscite de nombreuses interrogations.
- ⚙️ La loi fixe un minimum annuel, tandis que arrêtés locaux et contrats d’assurance peuvent exiger davantage de ramonages selon le type d’installation et l’usage.
- 🔥 Entre risques de feu de cheminée, monoxyde de carbone et indemnisation, ajuster la bonne fréquence de ramonage devient un enjeu stratégique qu’il n’y paraît.
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