Ce vieux pot enterré de nos grands-parents : regardez ce qu'il fait à la terre de votre potager en pleine sécheresse

Publié le Par Rédaction Elle adore
Ce vieux pot enterré de nos grands-parents : regardez ce qu’il fait à la terre de votre potager en pleine sécheresse © Reworld Media

En 2026, avec des potagers grillés par les sécheresses, un vieux pot en terre cuite enterré refait surface. Comment ce simple geste change l’eau et la terre au pied des légumes ?

Dans les potagers de grands-parents, un geste intriguait les enfants : enterrer un pot en terre cuite au pied des rangs de légumes. Personne ne parlait de climat, mais les tomates traversaient l’été sans flancher.

Aujourd’hui, Météo-France annonce des printemps à +1,7 °C et des déficits de pluie d’environ 30 %, tandis que plus de 80 départements ont déjà connu des restrictions d’eau. Dans ce contexte, ce simple pot en terre cuite enterré, l’olla ou oya, revient en vedette chez les jardiniers.

Comment un pot enterré arrose mieux que vous

Une olla est une jarre en argile microporeuse, non émaillée, enterrée jusqu’au col puis remplie d’eau. La paroi laisse passer l’eau très lentement : plus la terre autour est sèche, plus elle « aspire » l’humidité, et quand elle est humide, le flux se calme.

Ce système d’irrigation par jarre, utilisé depuis plus de deux mille ans dans des régions sèches, permet selon MonJardinBio d’économiser 50 à 70 % d’eau par rapport à un arrosage de surface, tout en gardant la surface du sol presque sèche, donc moins de mildiou et de mauvaises herbes.

Enterrer un pot comme les anciens, pas à pas

Nous avons tous déjà vidé un arrosoir sur des tomates flétries. Avec l’olla, on prépare plutôt le terrain : choisir un pot en terre cuite brute, non vernissée, boucher le trou puis vérifier qu’il fonce légèrement une fois rempli d’eau.

  • Creuser un trou pour enfouir tout le corps du pot.
  • Installer le pot à 30-40 cm des tomates, col affleurant.
  • Remplir d’eau, couvrir avec une soucoupe ou un couvercle.
  • Arroser une fois tout autour, puis pailler généreusement.
✨ L’astuce validée par la rédaction
Efficacité
9/10

Économie d’eau estimée
50 à 70 %

🔍 Pourquoi ça fonctionne ?

Le pot en argile microporeuse laisse l’eau traverser très lentement et seulement quand la terre s’assèche, ce qui apporte juste ce qu’il faut d’humidité aux racines, sans ruissellement.

💡

Le petit plus : Placée près des tomates ou des courges et recouverte d’un paillis, une olla vous laisse souvent partir quelques jours sans retrouver les plants grillés.

🚫 À NE JAMAIS FAIRE : Choisir un pot vernissé ou trop peu poreux, sans tester la paroi : l’eau reste piégée, les plantes se dessèchent et l’on accuse, à tort, la méthode plutôt que le contenant.

Les pièges à éviter pour que l’astuce marche vraiment

Si la méthode déçoit, c’est rarement la faute du pot, mais celle de nos habitudes. Les mêmes erreurs reviennent : utiliser un pot vernissé ou très cuit qui ne laisse presque rien passer, enterrer l’olla trop loin des légumes, ou oublier l’arrosage de démarrage qui doit humidifier toute la motte.

En terre sableuse, on rapproche les pots tous les 40 à 50 cm ; en sol argileux, 60 à 70 cm suffisent pour nourrir un carré de tomates ou de courgettes. Un simple trempage mensuel dans du vinaigre blanc dilué entretient la porosité, et il faut rentrer les ollas vides avant le gel, sinon l’argile non vernissée peut éclater.

Sources

En bref

  • Printemps 2026, Météo-France alerte sur sécheresses et restrictions d’eau, tandis que des jardiniers ressortent l’astuce du pot en terre cuite enterré. 🌱
  • Enterrée près des légumes, cette olla diffuse lentement l’eau dans le sol, limite le stress hydrique et réduit les corvées d’arrosage en plein été. 💧
  • Entre choix du pot, emplacement, paillage et entretien, plusieurs détails subtils décident pourtant du succès de cette vieille méthode au potager. 🔍