Frelons asiatiques : ce petit nid vidé en juillet cache une forteresse géante et dangereuse au-dessus de votre jardin
© Reworld Media
En juillet, de nombreux jardiniers français jettent un petit nid de frelon asiatique en pensant être sauvés. Pourtant, ce nid primaire abandonné annonce un nid secondaire bien plus redoutable, perché au-dessus de leurs têtes.
Dans beaucoup de jardins, la scène se répète en juillet : un petit nid couleur carton, gros comme une orange, est décroché d’un abri de jardin, jeté à la poubelle, et tout le monde souffle enfin, persuadé d’avoir réglé l’affaire.
En réalité, ce premier refuge n’était qu’un nid primaire de frelon asiatique, déjà abandonné au profit d’une forteresse géante, perchée dans la cime d’un arbre voisin. Si les frelons quittent presque toujours ce nid dès juillet, ce n’est pas un hasard.
Ce petit nid vide de juillet : le faux sentiment de sécurité
Au printemps, une reine solitaire de frelon asiatique a construit ce nid primaire discret, sphère de 5 à 10 cm avec ouverture vers le bas, sous un auvent, dans une haie ou un cabanon. Quelques dizaines d’individus y sont nés, à hauteur d’yeux.
Quand la colonie a grossi et que le nid a atteint la taille d’un gros melon, fin juin-début juillet, les ouvrières ont bâti un autre abri plus vaste et ont déménagé. Le petit nid de départ a été laissé vide, et il ne sera jamais réoccupé.
Pourquoi les frelons montent construire en cime d’arbre
Ce déménagement obéit à une logique simple : plus il y a d’ouvrières, plus il faut de place et de discrétion. En été, environ 70 % des colonies installent un nid secondaire dans un grand chêne, platane ou peuplier, souvent à plus de 10 mètres.
Perché dans la cime, ce nid forme une grosse boule en forme de poire, faite de couches de papier mâché striées brun et beige, avec une entrée latérale. Il mesure souvent 60 à 80 cm, peut dépasser 10 kg et abrite jusqu’à 10 000 frelons affamés.
Les bons réflexes au jardin face aux nids secondaires
Nous avons tous déjà cru être tranquilles après avoir détruit un petit nid. Voici les gestes simples à adopter pour que le vrai nid, là-haut, soit géré sans casse.
- En été, si un nid bas devient silencieux, surveiller à distance les axes de vol et la cime des grands arbres dans un rayon d’environ 200 mètres.
- Face à un nid en hauteur ou près de ruches, éviter l’échelle, noter l’emplacement précis et laisser intervenir une entreprise choisie par la commune.
Rester toujours à plus de cinq mètres du nid, ne pas secouer l’arbre ni pulvériser d’insecticide grand public a déjà évité bien des accidents. Même vide, un vieux nid signale une zone à risque ; la vraie vigilance commencera au printemps suivant.
En bref
- En juillet, en France, le frelon asiatique abandonne son petit nid primaire sous abri pour installer sa colonie ailleurs, souvent hors de vue. 🐝
- En grandissant, la colonie construit un nid secondaire gigantesque en cime d’arbre, rassemblant des milliers d’individus et augmentant fortement les risques. 🌳
- Ces nids perchés bousculent la gestion du jardin, la sécurité des habitants et la protection des ruches, avec réflexes simples mais méconnus à adopter. ⚠️
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