Composteur : si des rats envahissent votre jardin, c’est à cause de ce détail sous le bac que tout le monde ignore
© Reworld Media
Dans de plus en plus de jardins, les dératiseurs retrouvent les mêmes scènes : un composteur impeccable en surface, mais des galeries bien actives dessous. Que se passe-t-il réellement sous ce bac posé sur la terre et comment éviter ennuis sanitaires et voisins furieux ?
Dans beaucoup de jardins, le scénario se répète : on installe un composteur, puis, dès les premiers froids, des rats apparaissent. Les dératiseurs l’assurent, ce n’est pas l’odeur un peu forte du bac qui les excite, mais tout ce qui se passe juste dessous.
À force de distribuer des bacs en kit et de généraliser le tri des biodéchets, nos jardins sont devenus des aires de restauration pour le surmulot. Avant que le voisin excédé ou la mairie ne s’en mêlent, il faut regarder de près la base du composteur.
Rats et composteur : ce qui les attire vraiment
Le rat brun, ou surmulot, aime les zones humides et proches du sol. Un composteur lui offre nourriture, abri et chaleur grâce à la décomposition. La nuit, il circule surtout dans des galeries souterraines, bien plus que sur le tas que l’on voit.
Ce qui le fait accourir, ce sont surtout les restes cuits. Viande, poisson, fromage, pâtes ou riz cuits augmentent de 60 % le risque d’attirer des nuisibles, selon l’ADEME. L’odorat du rat repère ces mets à plusieurs dizaines de mètres, même si le composteur semble discret.
Sous le bac : un terrier invisible
Le vrai problème commence quand le composteur repose sur la terre nue. Sous de nombreux bacs, les dératiseurs trouvent un réseau de galeries parfaitement installé, invisible depuis la surface. Le surmulot y vit, s’y nourrit et s’y abrite, bien au chaud sous vos déchets.
Nous avons tous déjà monté un bac en bois ou en plastique sans penser au dessous. Or un rat adulte se faufile dans un trou de 15 mm : fissures d’aération, planches espacées ou petites failles suffisent. Un grillage à mailles fines de 6 mm, posé sous le bac et remonté sur les côtés, bloque alors son passage.
Un compost riche… sans rongeurs ni conflits
Pour que le compost nourrisse le sol et non les rongeurs, trois réflexes suffisent. Choisir un bac fermé et solide sur son grillage, trier strictement les apports, et bannir viande, poisson, fromage ou restes de plats préparés.
Brasser régulièrement le tas dérange aussi les intrus et accélère la décomposition. Si malgré tout des galeries, crottes ou bruits suspects apparaissent, il faut vite sécuriser le bac, arrêter les restes cuits et, si besoin, appeler un professionnel pour éviter maladies et trouble anormal de voisinage.
En bref
- 🐭 Dans plusieurs jardins, les dératiseurs constatent des rats dans le composteur, installés dans un terrier discret sous le bac posé à même la terre.
- 🔧 Restes de repas cuits, composteur mal conçu et absence de grillage à mailles fines transforment le bac en garde-manger attractif pour les surmulots.
- ⚖️ Entre risque sanitaire, leptospirose, réglementation sur les nuisibles et trouble anormal de voisinage, sécuriser ce composteur change bien plus que l’ambiance du jardin.
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