Ce geste banal avec votre smartphone transforme votre maison en nid à microbes sans que vous le sachiez

Publié le ParRédaction Elle adore
Ce geste banal avec votre smartphone transforme votre maison en nid à microbes sans que vous le sachiez © Reworld Media

Posé sur le plan de travail, sur le lit ou aux toilettes, votre smartphone concentre parfois plus de bactéries qu’une cuvette de WC. Comment ce geste machinal finit-il par transformer toute la maison en nid à microbes sans que vous ne le voyiez ?

Vous rentrez du travail, les courses dans une main, les clés dans l’autre. Le smartphone glisse de votre poche et atterrit sur le plan de travail de la cuisine, pendant que vous filez vous laver les mains. Ce petit geste se répète chaque jour, si automatique qu’on n’y pense même plus.

Pourtant, ce rectangle noir que l’on pose partout concentre une charge microbienne impressionnante. Des analyses ont montré qu’un écran de téléphone portable abrite en moyenne plus de bactéries qu’une barre de métro, voire qu’une lunette de toilettes publiques. Comment ce geste apparemment inoffensif finit-il par salir toute la maison ?

Pourquoi votre smartphone est parfois plus sale qu’une cuvette de toilettes

Dans une journée normale, un utilisateur touche ou consulte son smartphone jusqu’à 2 600 fois. Dans les transports, au bureau, au supermarché, vos mains saisissent poignées, claviers et terminaux de paiement, puis reviennent sur l’écran tactile. Or 30 à 40 % des gens ne nettoient leur téléphone qu’une fois par mois.

Ce manque d’hygiène se combine à la conception même de l’appareil. La batterie chauffe, les applications tournent sans arrêt, l’humidité des mains ou des poches maintient une tiédeur constante. Avec le film de sébum, de peaux mortes et de poussière, tout est réuni pour que E. coli, staphylocoques et streptocoques prolifèrent.

Comment un simple dépôt de smartphone contamine toute la maison

Le problème commence vraiment quand ce téléphone suit chacun de vos pas à la maison. Pris dans le métro, posé sur le bureau, il arrive sur le plan de travail de la cuisine, l’accoudoir du canapé, le plaid du salon, parfois même dans le lit. À chaque dépôt, une partie des microbes collectés à l’extérieur se fixe sur ces surfaces.

Les toilettes restent le pire endroit. Quand on tire la chasse abattant relevé, des microgouttelettes d’eau contaminée sont projetées dans l’air, parfois jusqu’à plus d’un mètre de distance, et se déposent sur l’écran ou la coque. À table ou sur le plan de travail, poser son smartphone près des aliments crée un pont direct vers l’assiette. Au lit, contre la joue ou sur l’oreiller, l’écran encrassé favorise irritations, petits boutons et acné du téléphone.

Les gestes simples pour que votre smartphone cesse de semer des saletés

Pour limiter cette contamination invisible, le plus simple reste de fixer des zones sans téléphone à la maison. Laisser le smartphone hors des toilettes, fermer l’abattant avant de tirer la chasse, éviter de le poser sur la table à manger ou le plan de travail, le garder loin de l’oreiller : ces petites règles réduisent déjà fortement la dispersion des germes dans les pièces où l’on mange et où l’on dort.

Un autre réflexe utile consiste à intégrer le nettoyage du téléphone dans la routine ménage. Éteignez-le, puis passez régulièrement sur l’écran et la coque un chiffon en microfibre légèrement humidifié avec une solution contenant de l’alcool isopropylique à 70 %. Au moins une fois par semaine, ce rituel limite déjà nettement la quantité de microbes déposés chez vous :

  • en rentrant à la maison
  • après un passage aux WC
  • le jour du grand ménage

En bref

  • Chaque jour, votre smartphone, touché jusqu’à 2 600 fois et rarement nettoyé, héberge plus de bactéries qu’une barre de métro ou des toilettes publiques.
  • Ce geste de poser le téléphone sur le plan de travail, la table ou le lit transfère ces microbes vers les surfaces où l’on vit.
  • Des conseils indiquent des zones sans smartphone et un rituel de nettoyage hebdomadaire, laissant entrevoir un moyen discret de freiner ces nids à microbes.