Manteau d’hiver jamais lavé : cette erreur que les médecins dénoncent pourrait expliquer vos rhumes
© Reworld Media
Cet hiver, mon médecin a relié mes rhumes en série à ce manteau d’hiver que je ne lavais jamais. Comment ce vêtement et son écharpe sont devenus un piège à microbes silencieux ?
Tout l’hiver, elle enfilait le même manteau, le posait sur le siège du métro, sur la chaise du bureau, puis sur le canapé en rentrant. Elle ne l’avait jamais mis en machine, persuadée qu’un vêtement d’extérieur ne se salissait presque pas. Jusqu’au jour où son médecin a relié ses rhumes à répétition à ce fameux manteau.
Car en matière d’hygiène, ce vêtement clé reste le grand oublié. On lave t-shirts et sous-vêtements après une journée, on se frictionne au gel hydroalcoolique, mais le manteau d’hiver peut rester des mois sans voir l’ombre d’une lessive. Or des médecins et l’Académie nationale de médecine rappellent que les textiles jouent un rôle réel dans la diffusion des infections saisonnières. De quoi regarder sa penderie d’un autre œil.
Pourquoi ce manteau qu’on ne lave jamais devient un vrai piège à microbes
Un manteau d’hiver sert de bouclier entre nous et le monde extérieur. Il frotte les barres du bus, les dossiers de sièges, les comptoirs, tout en croisant la respiration de dizaines de personnes. Les tissus épais, en laine ou doublure synthétique, forment une structure idéale pour accrocher poussière, pollution, postillons et particules grasses. Sur un coloris sombre, cette saleté reste invisible, ce qui entretient l’illusion de propreté.
Dans ce décor se joue la contamination croisée. Les virus de la grippe, de certaines gastro-entérites ou du Covid-19 peuvent survivre plusieurs jours sur des fibres textiles, surtout si l’air est frais et humide. Un rapport de 2023 de l’Académie nationale de médecine a souligné que ces vêtements d’extérieur, rarement lavés, servent de réservoir passif : on ramène les germes du métro, puis on les dépose sur le lit ou le canapé en jetant son manteau dessus. Le vêtement devient alors une véritable navette à virus entre l’espace public et le salon.
À quelle fréquence laver son manteau et son écharpe pour limiter les risques
Les spécialistes du vêtement rappellent qu’un gros manteau peut, d’un point de vue purement textile, se contenter d’un nettoyage une à deux fois par an, au pressing ou en machine. D’autres professionnels, confrontés aux manteaux portés tous les jours en ville, préconisent un lavage environ une fois par mois. Une approche santé conseille au minimum de laver son manteau au milieu de la saison hivernale, puis juste avant de le ranger pour l’été, en ajoutant une bonne aération régulière.
L’accessoire le plus critique reste pourtant l’écharpe, collée au nez et à la bouche. Des recommandations d’hygiène parlent d’un lavage hebdomadaire pour une écharpe portée chaque jour, ou toutes les deux semaines si elle est utilisée plus rarement. Pour les personnes sujettes à l’acné ou à des inflammations de la peau, certains dermatologues suggèrent un passage en machine deux à trois fois par semaine. Gants et bonnet gagnent eux aussi à être lavés au moins tous les quinze jours.
Les bons gestes pour laver son manteau sans l’abîmer et assainir sa routine
Tout commence par l’étiquette d’entretien. Les parkas et doudounes modernes supportent souvent un cycle synthétique à 40°C, avec lessive classique, ce qui aide à détruire une partie des virus et bactéries. Pour les doudounes, glisser quelques balles de tennis dans le tambour évite que le duvet ne forme des paquets. Les manteaux en laine fragile demandent plutôt un lavage à la main à l’eau tiède ou un passage au pressing, sans essorage violent ni sèche-linge.
Entre deux lessives, quelques réflexes réduisent déjà la charge microbienne. Les experts recommandent d’aérer manteau et écharpe à l’extérieur au moins toutes les deux semaines, voire chaque week-end, au froid et au vent. Autre point clé : éviter de les poser sur les lits ou les canapés, et se laver les mains après avoir retiré ses vêtements d’extérieur. Ces gestes simples transforment peu à peu la fameuse erreur de départ en nouvelle habitude protectrice.
En bref
- En plein hiver, une femme enchaîne les rhumes jusqu’au jour où son médecin fait le lien avec son manteau d’hiver jamais lavé.
- Les explications médicales mettent en cause la contamination croisée et transforment ce manteau, l’écharpe, les gants et le bonnet en potentiel relais de virus.
- Entre fréquence idéale pour laver son manteau, température conseillée et gestes du quotidien, une nouvelle routine d’hiver se dessine sans tout dévoiler ici.
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