Fatigue inexpliquée, sommeil non réparateur : ce réflexe de posture épuise votre corps, le test simple à faire

Publié le ParRédaction Elle adore
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Fatigué en permanence alors que vos bilans sont normaux ? Ce discret réflexe de rentrer le ventre, lié au syndrome du sablier, pourrait peser bien plus que vous ne l’imaginez.

Février 2026, la lumière se fait rare et la fatigue s’invite partout. Vous mettez ça sur le compte du manque de soleil, vous misez sur le café et les compléments, mais votre corps continue de tirer la langue.

Un autre coupable se cache souvent derrière cet épuisement : ce réflexe discret de rentrer le ventre dès que vous êtes debout, devant un miroir ou en réunion. Ce geste, devenu automatique chez beaucoup, porte un nom : le syndrome du sablier. Et ce corset invisible pèse bien plus lourd sur votre énergie qu’un ciel gris.

Pourquoi ce réflexe abîme votre respiration et vos organes

Avec le syndrome du sablier, on contracte en continu les abdominaux situés juste sous les côtes, tout en laissant le bas du ventre plus mou. Cette “ceinture” empêche le diaphragme de descendre librement à l’inspiration. Le corps respire quand même, mais comme avec un frein à main tiré : moins d’air entre, moins d’air sort. Certaines études évoquent une baisse de l’apport en oxygène d’environ 30 %, voire une réduction de 27 à 40 % de la capacité pulmonaire totale, ce qui suffit à expliquer brouillard mental et fatigue qui ne lâche pas.

Le diaphragme ne sert pas qu’à respirer, il agit aussi comme un piston qui masse les viscères. Quand il reste coincé en position haute, le massage naturel disparaît : la digestion ralentit, le ventre gonfle, ce qui donne encore plus envie de serrer la sangle abdominale. Autre effet silencieux, le nerf vague est moins stimulé. Or ce nerf pilote le système parasympathique, celui du repos et de la récupération. Résultat : biologiquement, le corps reste en mode alerte même quand vous dormez.

Un geste esthétique, en réalité simple habitude automatique

Au départ, tout part souvent d’un objectif : paraître plus mince, se “tenir mieux” sur les photos, rentrer dans un jean. À force de répéter ce comportement dans les mêmes contextes, il se transforme en réflexe. Les chercheurs estiment qu’environ 40 % de nos décisions quotidiennes sont guidées par des habitudes inconscientes, et rentrer le ventre peut en faire partie. Le signal (se lever, croiser quelqu’un, s’asseoir en réunion) déclenche la routine (aspirer le ventre), avec la récompense immédiate : se sentir plus présentable.

La bonne nouvelle, c’est qu’une habitude peut être remplacée par une autre. Les études montrent qu’un nouveau comportement simple, répété régulièrement dans le même contexte, peut s’ancrer en 18 jours pour les plus rapides, jusqu’à plusieurs mois pour d’autres. L’idée n’est pas de “se forcer à se relâcher” toute la journée, mais d’ajouter une nouvelle micro-routine : à chaque fois que vous vous asseyez à votre bureau ou que vous attendez dans une file, vous relâchez volontairement le ventre et pratiquez une courte respiration diaphragmatique.

Le test sous les côtes et la routine 360° pour relancer vos batteries

Un auto-bilan rapide donne déjà des indices. Allongez-vous sur le dos, genoux pliés, puis glissez doucement vos doigts sous le sternum, au centre, juste sous les côtes. Dans un corps détendu, les tissus s’enfoncent facilement. Si vous avez l’impression de buter sur un mur dur ou que la zone est douloureuse au repos, c’est souvent le signe d’abdominaux supérieurs trop contractés qui emprisonnent le diaphragme.

Pour reprogrammer le corps, une routine simple suffit souvent à enclencher le changement :

  • allongez-vous, une main sur la poitrine, l’autre sur le ventre ;
  • inspirez par le nez en laissant uniquement la main du bas se soulever, comme si vous gonfliez un ballon dans l’abdomen, les flancs et le bas du dos ;
  • expirez longuement par la bouche, comme dans une paille, en laissant le ventre redescendre sans le rentrer.

Répéter quelques cycles matin et soir, puis en position assise dans la journée, aide le système nerveux à quitter le mode défense. Et au passage, accepter qu’un ventre sain bouge, se gonfle après un repas, se relâche quand on respire, devient un vrai signal intérieur : celui d’un corps qui n’a plus besoin de se tenir en apnée pour exister.

En bref

  • En février 2026, l’article décrit comment le syndrome du sablier, ce réflexe de rentrer le ventre, pourrait expliquer fatigue persistante et brouillard mental.
  • Le texte explique comment cette contraction abdominale chronique perturbe le diaphragme, la digestion, le nerf vague et alimente un mode survie épuisant pour l’organisme.
  • Une méthode d’auto-bilan simple et une routine de respiration diaphragmatique 360° sont proposées pour reprogrammer ce réflexe sans bouleverser le quotidien.