Si votre cuisine a encore un îlot central, les architectes conseillent de le remplacer par ce nouvel aménagement
© Reworld Media
En 2026, de plus en plus d’architectes français tournent le dos à l’îlot central classique, accusé d’étouffer les cuisines ouvertes. Que mettent-ils à la place pour gagner en fluidité, chaleur et mètres carrés utiles ?
Derrière les photos parfaites de cuisines sur Instagram, un détail commence à agacer sérieusement les pros : le grand bloc posé au milieu de la pièce. Long, rectangulaire, bardé de rangements, l’îlot central classique a longtemps symbolisé la cuisine rêvée. Mais dans la réalité des appartements français, ce totem pèse lourd, en mètres carrés comme en confort au quotidien.
Depuis quelque temps, les architectes interrogent ces implantations figées. Nos rythmes ont changé : repas express, devoirs à la maison, réunions en visioconférence au milieu des casseroles. Dans une cuisine serrée, ouvrir le four ou le lave-vaisselle autour d’un bloc massif tourne vite au parcours d’obstacles. Les plans de 2026 misent sur autre chose, plus souple, plus fluide. La vraie révolution se joue là.
Pourquoi l’îlot central classique sature les cuisines françaises
Pendant des années, la cuisine a été pensée comme un laboratoire : lignes droites, angles vifs, surfaces brillantes. Dans cette logique, l’îlot central classique trône au milieu, coupant littéralement la pièce en deux. Quand la surface totale descend sous 15 m², chaque ouverture de porte se heurte à lui ; on se cogne la hanche, on contourne sans arrêt. Visuellement aussi, ce bloc rectangulaire forme une barrière qui alourdit tout l’open space.
Les architectes décrivent souvent ces cuisines comme froides, presque chirurgicales. Or les habitants demandent aujourd’hui un refuge chaleureux, où l’on cuisine, mais aussi où l’on travaille, où les enfants s’installent pour dessiner. Un meuble massif aux arêtes dures au milieu d’un lieu de passage ne correspond plus à ces usages. D’où ce glissement vers des aménagements plus doux, qui laissent enfin respirer le salon-cuisine.
Ce que les architectes installent à la place de l’îlot central classique
Première star de ce nouveau paysage, l’îlot courbe : forme galet, haricot ou ovale, sans angle agressif. Le regard glisse, la circulation aussi ; on passe à deux sans se frôler. Ces volumes proches de la nature deviennent une vraie sculpture habitable, surtout lorsqu’ils sont réalisés en bois massif, travertin ou béton ciré aux teintes terracotta, beige sable ou écru. En bonus, les coins arrondis rassurent les parents de jeunes enfants.
Autre solution qui cartonne, la péninsule de cuisine avec table intégrée. Fixée à un mur ou à un angle, elle libère l’axe central tout en offrant plan de travail, coin repas et bureau improvisé. Pour être agréable, les pros visent environ 120 cm de passage derrière et au moins 100 cm face au lave-vaisselle ou aux tiroirs. Les mêmes cherchent aussi à alléger les volumes avec un îlot flottant : base en retrait, piètement fin ou plateau en porte-à-faux qui donne une impression d’île suspendue.
Transformer un îlot central classique sans tout casser
Pour celles et ceux qui ont déjà un bloc au milieu de la pièce, la bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas toujours nécessaire de démolir. Changer uniquement le plan de travail pour un modèle aux bords arrondis, habiller le soubassement avec des tasseaux de bois ou un enduit minéral courbe suffit parfois à faire disparaître l’effet cube. D’autres transforment l’îlot en péninsule en le reliant à un linéaire, ce qui recrée un triangle d’activité évier-cuisson-froid bien plus fluide.
Sources :
En bref
- En 2026, les architectes français critiquent l’îlot central classique, jugé trop massif et peu adapté aux cuisines ouvertes aux surfaces souvent inférieures à 15 m².
- Ils privilégient désormais îlots courbes, péninsules avec table intégrée et volumes flottants pour améliorer la circulation, la convivialité et l’esthétique slow design de la cuisine.
- Le texte détaille aussi comment transformer un îlot existant, par petites modifications ou changement d’implantation, afin de suivre cette mutation sans tout refaire.
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