Riz, lentilles, pois chiches : ce geste oublié avant cuisson évite le ventre lourd et limite une toxine cachée
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Riz, lentilles, pois chiches : si votre ventre proteste après le repas, ce n’est pas qu’une question de quantité. Un geste oublié avant la cuisson peut tout changer.
Un simple bol de riz ou une assiette de lentilles, et la sensation de ventre lourd qui dure des heures. Beaucoup accusent la quantité, alors que le problème vient souvent d’un geste oublié avant la cuisson. Riz comme légumineuses peuvent devenir bien plus légers grâce à une préparation minute.
Ces aliments restent des piliers d’une alimentation saine, riches en glucides complexes, en fibres et en protéines végétales. Mais entre amidon qui colle, contaminants accumulés dans les rizières et substances irritantes naturelles, le tube digestif se retrouve vite débordé. Ce petit rituel culinaire change vraiment la donne.
Riz, légumineuses et sensation de lourdeur
Pour le riz, le premier ennemi se cache à la surface du grain : l’amidon. En cuisson, il gélifie, épaissit l’eau et soude les grains entre eux, formant une masse compacte qui pèse sur l’estomac. Les résidus de poussières ou de talc de polissage ajoutent une couche d’impuretés.
Pour certains riz, le problème vient de leur indice glycémique très élevé. « Ces types de riz peuvent aggraver l’inflammation parce qu’ils sont hautement transformés et ont un indice glycémique élevé », explique le Dr Dimitar Marinov, médecin nutritionniste interrogé par Doctissimo. « Le riz à sushis a un indice glycémique très élevé (90). Il va donc faire augmenter très fortement notre glycémie », ajoute la diététicienne-nutritionniste Alexandra Murcier.
Rincer le riz et tremper les légumineuses
Autre élément invisible, l’arsenic inorganique, que le riz accumule en poussant dans les rizières inondées. À cela s’ajoutent poussières, débris végétaux et résidus de polissage. Verser le riz directement dans l’eau bouillante revient à tout avaler. Rincer sous l’eau claire, en frottant les grains jusqu’à ce que l’eau ne soit plus laiteuse, enlève une partie de ces intrus et de l’amidon de surface.
Des travaux de l’Université Queen’s de Belfast ont montré qu’un rinçage abondant, ou un trempage suivi du rejet de l’eau, pouvait éliminer jusqu’à 80 % de l’arsenic inorganique contenu dans les grains. Les légumineuses, elles, renferment des phytates et des lectines qui expliquent ballonnements et inconfort ; tremper les légumineuses déclenche une pré-germination qui commence à dégrader l’acide phytique et des sucres complexes, ce qui les rend plus faciles à digérer.
Des grains plus digestes et un intestin apaisé
Une fois débarrassé de son amidon, le riz cuit grain à grain, sans effet « plâtre ». La chaleur pénètre le cœur du grain, la texture reste aérée. Les enzymes digestives, comme l’amylase, accèdent plus facilement à chaque morceau, ce qui limite la lourdeur après le repas et la somnolence qui suit parfois.
En choisissant le bon type de riz, le cercle vertueux se complète. Riz brun, basmati ou sauvage, plus riches en fibres et en amidon résistant que le riz blanc, nourrissent les bonnes bactéries intestinales et participent à un transit plus régulier. Associés à des légumes et à des légumineuses bien trempées, ces grains deviennent une source d’énergie plus stable et plus confortable à digérer.
Sources :
En bref
- Le Dr Dimitar Marinov et la diététicienne Alexandra Murcier expliquent comment certains riz à indice glycémique élevé surchargent la digestion et favorisent l’inflammation.
- Le texte détaille pourquoi rincer le riz et tremper les légumineuses modifie la structure des grains, réduit arsenic inorganique, phytates et lectines avant la cuisson.
- Entre microbiote intestinal, amidon résistant et transit plus régulier, ce rituel avant cuisson promet un bol de riz bien plus léger à assimiler.
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