Ce geste simple avant d’avaler chaque bouchée que les gastro-entérologues jugent vital pour votre poids et la digestion
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Ballonnements, reflux, kilos en trop : pour de plus en plus de gastro-entérologues, le coupable se cache dans la façon de bien mâcher les aliments. Quel est ce geste banal, oublié à chaque bouchée, qui bouleverse votre digestion au quotidien ?
Vous connaissez ce repas avalé en cinq minutes devant l’ordinateur ou entre deux réunions, qui laisse aussitôt une lourdeur dans le ventre. En hiver, avec des plats riches et copieux, cette façon de manger vite devient presque une habitude. On accuse parfois l’aliment lui‑même, le gras ou le sucre. Pour de nombreux spécialistes du tube digestif, le vrai problème se joue pourtant bien plus haut, dès la bouche.
Les gastro‑entérologues le répètent : ne jamais avaler une bouchée sans avoir longuement mâché fatigue l’organisme, abîme la digestion et favorise les kilos en trop. Ils parlent d’un geste d’apparence banale, la mastication, mais aux effets en chaîne sur l’estomac, l’intestin et même le cerveau. Comprendre ce qui se passe quand on avale tout rond change vraiment la manière de remplir son assiette.
Bien mâcher : ce qui se passe dans l’estomac
Quand une bouchée part à peine mâchée, l’estomac reçoit des blocs solides alors qu’il est prévu pour une sorte de bouillie. Comme il ne possède pas de dents, il compense en produisant plus d’acide pour fragmenter les aliments. Cette acidité irrite la muqueuse gastrique, favorise brûlures et reflux gastro-œsophagien et oblige le corps à dépenser plus d’énergie pour brasser ce mélange, d’où le fameux coup de barre après le déjeuner.
La digestion reste l’une des activités les plus gourmandes en énergie pour l’organisme. Quand les dents travaillent peu, estomac et intestin doivent pomper davantage pour désagréger puis faire avancer le bol alimentaire. Résultat : une vitalité détournée de la concentration ou de l’immunité. Pour beaucoup de patients, ralentir et bien mâcher les aliments suffit déjà à alléger ces lourdeurs récurrentes.
Le geste simple des gastro-entérologues avant d’avaler
Les spécialistes conseillent de mâcher chaque bouchée entre 20 et 30 fois, jusqu’à obtenir une texture presque liquide, proche d’une purée. Ce repère sensoriel évite de compter mentalement et assure que le travail mécanique est fait. Avec cette façon de mâcher, la durée du repas se rapproche des 20 minutes dont le cerveau a besoin pour recevoir le signal de satiété, ce qui permet de manger moins tout en se sentant rassasié.
Mastiquer active aussi une usine chimique méconnue : la salive. Quand on prend le temps, la production d’enzymes salivaires grimpe d’environ 30 %, ce qui lance la digestion des nutriments dès la bouche. L’amylase salivaire découpe les glucides complexes du pain, des pâtes ou des pommes de terre en sucres plus simples. Si la bouchée descend trop vite, ces glucides arrivent bruts dans l’intestin, fermentent sous l’action des bactéries et provoquent gaz, ballonnements et gênes du transit.
Réapprendre à bien mâcher chaque bouchée
Pour installer ce réflexe, un moyen simple consiste à poser sa fourchette après chaque bouchée et attendre d’avoir avalé. Manger sans écran aide aussi à ressentir la satiété et à limiter les remontées acides.
En bref
- Des gastro-entérologues alertent sur les repas avalés en quelques minutes, liés aux ballonnements, au reflux gastro-œsophagien et à une fatigue marquée après manger.
- Ils insistent sur un geste simple de mastication, souvent négligé, qui améliore la digestion, limite les gaz et participe à mieux réguler la satiété.
- Adopter ce nouveau rythme à table demanderait quelques ajustements concrets du quotidien, capables de transformer le confort intestinal et le rapport à la nourriture.
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