Électricité : ce réflexe gratuit fait chuter la consommation fantôme et votre empreinte carbone, mais peu l'appliquent
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Partout en France, des appareils en veille pèsent en silence sur votre facture et votre empreinte carbone. Un geste du soir, gratuit et radical, pourrait tout changer.
Vous éteignez la lumière, vous vérifiez le gaz, vous baissez le chauffage… et pourtant, la maison continue de consommer. Dans le noir, des petites diodes rouges restent allumées, discrètes mais tenaces. Elles signalent une activité électrique permanente qui ne chauffe personne, n’éclaire rien, ne rend aucun service visible.
Derrière ces voyants se cachent les appareils en veille, parfois surnommés vampires énergétiques. Leur consommation fantôme peut représenter jusqu’à 10 % de la facture d’électricité d’un foyer, hors chauffage. Un poids aussi pour votre empreinte carbone, alors qu’un simple réflexe gratuit permet de la faire chuter du jour au lendemain.
Appareils en veille : un bruit de fond énergétique qui pèse lourd
Quand vous appuyez sur le bouton de la télécommande, l’écran devient noir, mais le téléviseur reste en état d’alerte. Des circuits restent alimentés, un capteur infrarouge attend le prochain signal. Même logique pour la box internet, qui tourne 24 heures sur 24 : elle consomme autant qu’un petit réfrigérateur, même quand tout le monde dort. À l’échelle de millions de foyers, cela oblige des centrales à produire de l’électricité pour… de l’attente.
Cette énergie perdue se traduit en émissions de CO2 inutiles, alors que les appels à la sobriété énergétique se multiplient, du plan national à la Charte Ecowatt qui alerte en cas de tension sur le réseau. Couper réellement ces veilles revient à fermer un robinet oublié, avec un effet immédiat sur votre empreinte carbone.
Pourquoi ce geste gratuit reste si peu appliqué
Le premier frein est dans la tête. Face à une petite LED rouge, notre cerveau se dit que « ce n’est rien ». Quelques watts paraissent dérisoires, surtout comparés au chauffage ou à l’eau chaude. Cette minimisation des petites pertes fait que l’on accepte de payer, toute l’année, pour un bruit de fond énergétique permanent que l’on ne voit pas.
Autre blocage : la peur irrationnelle de l’attenteextinction totale reste l’exception.
Transformer l’extinction totale en réflexe du soir
La clé consiste à supprimer l’effort. En regroupant les appareils d’une même zone sur une multiprise à interrupteur, un seul geste du pied suffit pour tout couper : TV, décodeur, barre de son, console. Pour s’y retrouver, beaucoup organisent la maison par « blocs » faciles à viser le soir :
- Salon : télévision, box internet, décodeur, console de jeux
- Bureau : ordinateur, écran, imprimante domestique
- Cuisine : micro-ondes, cafetière programmable, robot de cuisine
Pour les box ou appareils difficiles d’accès, les prises connectées et les minuteurs prennent le relais. On programme par exemple une coupure automatique de minuit à 7 heures : aucune action à faire, mais des heures de consommation fantôme en moins. Beaucoup testent ce réflexe pendant une semaine et observent ensuite sur leur compteur ou l’application de leur fournisseur une baisse nette de la consommation de base, sans avoir changé quoi que ce soit à leur confort.
En bref
- En 2024, la consommation fantôme des appareils en veille pèse jusqu’à 10 % de la facture d’électricité et alourdit l’empreinte carbone des foyers.
- Un réflexe quotidien sur la box internet, le coin TV et la multiprise à interrupteur réduit fortement l’impact de ces vampires énergétiques.
- En l’adoptant comme rituel du soir, certains observent sur leur suivi de consommation une baisse nette qui interroge sur tout ce qu’ils laissaient filer.
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