Arrêtez de suivre Yuka les yeux fermés : ces 3 réflexes pour lire les étiquettes comme un expert

Publié le ParRédaction Elle adore
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Au rayon biscuits, en plein hiver, votre smartphone tranche mais le dos des paquets reste un mystère. En trois réflexes simples pour lire les étiquettes alimentaires, ce pouvoir peut pourtant repasser entre vos mains.

Scène familière : au supermarché, en plein mois de février, vous hésitez devant les biscuits, téléphone à la main, prêt à dégainer Yuka. Le verdict vert ou rouge tombe, et vous suivez sans discuter. Pendant ce temps, la vraie histoire du produit reste écrite derrière, sur des lignes minuscules que personne ne lit ou presque.

Plutôt que de déléguer vos choix à un algorithme, vous pouvez apprendre à lire les étiquettes alimentaires aussi vite qu’une appli les scanne. Quelques réflexes suffisent pour repérer les bons produits, les pièges marketing et les aliments ultra-transformés. Et si tout se jouait en trois coups d’œil bien placés ?

Pourquoi votre cerveau lit mieux les étiquettes alimentaires que Yuka

Yuka scanne le code-barres, attribue une couleur et une note, un peu comme le Nutri-Score de A à E sur la face avant. Ces outils sont pratiques pour comparer deux paquets en vitesse, mais ils se basent sur des critères simplifiés. Un fromage traditionnel ou une bonne huile d’olive peuvent être pénalisés pour leurs graisses, quand un soda light bourré d’édulcorants s’en sort honorablement.

L’algorithme voit des chiffres, pas la nature des aliments. Il ne distingue pas toujours une calorie « nourricière » d’une calorie vide issue d’un produit truffé d’additifs. Votre cerveau, lui, peut juger la qualité, la fréquence de consommation, le degré de transformation. Lire la liste d’ingrédients redonne ce pouvoir de tri que l’écran vous fait parfois oublier.

Méthode express pour lire une étiquette alimentaire en 10 secondes

Premier réflexe : regarder les trois premiers ingrédients. La législation européenne impose qu’ils soient listés par ordre décroissant de poids. Si une pâte à tartiner commence par « sucre » puis « huile de palme », vous avez en main une confiserie grasse, pas un produit aux noisettes. Ensuite, comptez : au-delà de cinq ou six ingrédients, la vigilance s’impose, la probabilité d’un aliment ultra-transformé grimpe.

Deuxième réflexe : traquer les sucres cachés et les graisses douteuses. Dextrose, sirop de glucose-fructose, maltodextrine, sucre inverti, jus de fruit concentré… tout cela reste du sucre. Quand plusieurs apparaissent, c’est souvent un « fractionnement » qui évite que le sucre domine la liste. Côté tableau nutritionnel, pour un produit du quotidien, viser moins de 5 g de sucres pour 100 g, éviter au-dessus de 15 g, rester sous 0,5 g de sel et environ 5 g de graisses saturées pour 100 g aide déjà à mieux choisir.

Le test de la cuisine de grand-mère pour démasquer les faux aliments

Dernier filtre, très simple : le test du placard. En lisant la liste, demandez-vous si chaque ingrédient pourrait se trouver dans une cuisine familiale. Farine, beurre, œufs, lait, sucre, sel, épices rassurent. Quand la liste ressemble à un cours de chimie – amidon modifié de maïs, isolat de protéines, arômes artificiels, « matière grasse végétale hydrogénée » – le produit a été largement reconstruit. Même chose pour certains additifs alimentaires : E300 (acide ascorbique) ou E330 (acide citrique) sont des formes techniques de vitamine C ou de citron, mais l’accumulation d’additifs, surtout colorants et exhausteurs de goût comme le glutamate monosodique E621, sert surtout à maquiller un aliment pauvre. Mieux vaut alors appliquer cette mini-routine, qui tient en trois réflexes :

  • Regarder les trois premiers ingrédients et ce qu’ils racontent vraiment.
  • Privilégier les listes courtes, avec des mots que vous connaissez.
  • Repérer sucres multipliés, graisses hydrogénées et additifs en cascade.

En bref

  • Au supermarché, entre deux scans Yuka ou Nutri-Score, le consommateur peut pourtant reprendre la main simplement en apprenant à lire les étiquettes alimentaires.
  • Une méthode express propose de se concentrer sur les premiers ingrédients, quelques repères chiffrés et certains signaux d’alerte pour orienter ses choix.
  • Un simple test inspiré de la cuisine de grand-mère aide aussi à repérer les aliments ultra-transformés et les additifs qui posent vraiment question.