Courir dans le froid sans avoir mal aux dents : ce geste avec la langue qui stoppe la douleur en 5 minutes

Publié le ParRédaction Elle adore
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En plein footing hivernal, une douleur fulgurante vous transperce les dents à chaque inspiration glaciale. Ce malaise, loin d’être anodin, cache un mécanisme surprenant et un geste salvateur méconnu.

Vous filez sur un chemin gelé, les joues picotent, le souffle est régulier… puis une décharge vous transperce les dents à chaque inspiration. La sensation est si vive qu’elle évoque une bouchée de granité avalée trop vite. Beaucoup pensent aussitôt à une carie ou à une dent prête à lâcher, avec à la clé la peur d’une urgence chez le dentiste.

Dans bien des cas, cette montée brutale de douleurs dentaires en courant n’a pourtant rien à voir avec un problème d’émail ou de gencive. Elle vient surtout du choc thermique entre votre corps échauffé et l’air froid qui s’engouffre dans vos voies respiratoires. Et une astuce toute simple, à base de langue et de respiration, peut la faire disparaître en quelques minutes.

Douleurs dentaires en courant dans le froid : quand les sinus s’en mêlent

Juste derrière vos pommettes se cachent les sinus maxillaires, de petites cavités remplies d’air, collées aux racines des prémolaires et molaires du haut. Chez certains, la paroi qui sépare sinus et racines est aussi fine qu’un papier de cigarette. Quand vous courez, vous ventilez beaucoup d’air glacé, ce qui modifie la pression interne et dilate ces sinus. En se gonflant, ils appuient sur les terminaisons nerveuses des dents, d’où cette fausse rage de dents.

Il s’agit d’un phénomène purement mécanique et temporaire, lié au jeu de pression des gaz dans ces cavités. Si la douleur apparaît surtout en pleine sortie hivernale, puis s’efface une fois au chaud, vos dents ne sont sans doute pas en cause. L’idée va être de limiter ce choc thermique sans stopper votre séance.

La technique de la langue au palais : un radiateur naturel pour vos dents

L’astuce utilisée par de nombreux coureurs consiste à plaquer la langue au palais au moment de l’inspiration. Au lieu de la laisser au fond de la bouche, remontez-la contre la voûte, juste derrière les dents de devant, en l’étalant au maximum. Ce simple geste crée une sorte de chicane : l’air ne frappe plus directement le fond de la gorge ni les sinus.

Le flux est obligé de longer la langue, un muscle très vascularisé et chaud, qui joue alors le rôle de petit radiateur. L’air inspiré se réchauffe avant d’atteindre les zones sensibles, la dilatation des sinus se calme, la pression sur les nerfs diminue et la douleur décroît. En maintenant cette respiration quelques instants, beaucoup de coureurs voient la gêne s’évanouir en moins de 5 minutes.

Routine respiratoire anti-douleur pour courir dans le froid

Pour que ce réflexe devienne automatique, mieux vaut l’intégrer à votre routine hivernale. Tant que l’effort reste modéré, privilégiez la respiration nasale : le nez filtre et réchauffe bien mieux l’air que la bouche. Quand le rythme monte et que vous devez ouvrir la bouche, gardez la langue plaquée au palais. Par temps vraiment mordant, en dessous de zéro, ajoutez une protection externe comme un tour de cou ou un buff remonté sur la bouche, qui crée une petite chambre de préchauffage devant votre visage. Pour mémoriser, gardez en tête ces réflexes clés :

  • Commencer tranquillement, le temps que corps et sinus se réchauffent.
  • Respirer par le nez dès que possible, puis activer la langue au palais si la bouche s’ouvre.
  • Utiliser un tour de cou en cas de grand froid pour adoucir encore l’air inspiré.

En bref

  • En courant dans le froid, de nombreux adultes ressentent des douleurs dentaires aiguës liées au choc thermique entre air glacé et sinus maxillaires.
  • Une simple modification de la respiration, centrée sur la position de la langue au palais, permettrait d’atténuer rapidement ces élancements pendant la course.
  • Ajoutée à une routine hivernale avec respiration nasale et buff, cette méthode pourrait transformer la manière de vivre le mal aux dents par temps froid.