Savon de Marseille vert ou blanc : cette erreur de couleur ruine vos sols et abîme vos vêtements à votre insu
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Entre le cube vert et le cube blanc, un mauvais réflexe avec le savon de Marseille peut feutrer votre linge ou encrasser vos sols. Quels usages faut-il séparer pour éviter ces dégâts au quotidien ?
Dans beaucoup de cuisines françaises, le cube de savon de Marseille trône à côté de l’évier, rassurant, presque évident. On le frotte sur le linge, on le dilue pour les sols, et l’on croit bien faire, sans toujours se demander si la couleur du bloc a vraiment son importance.
Or ce petit détail vert ou blanc peut faire des dégâts bien réels. Un choix pris au hasard suffit à feutrer un pull en laine, ternir une soie chérie ou laisser un film gras sur des carreaux tout juste lavés. Avec le savon de Marseille vert ou blanc, tout ne se vaut pas. Tout se joue dans la couleur.
Savon de Marseille vert ou blanc : une couleur qui change tout pour le linge
La teinte n’a rien d’un caprice esthétique. Le cube vert doit sa couleur à une forte proportion d’huile d’olive, souvent issue de grignons d’olive. Nourrissant et plus gras, le savon de Marseille vert cajole les fibres. À l’inverse, le cube blanc est fabriqué à base d’huile de palme ou de coprah, ce qui le rend plus dur, plus moussant et surtout plus dégraissant.
Résultat concret dans la buanderie : le vert est l’allié du linge délicat. Il convient pour la laine, la soie ou les vêtements de bébé, qu’il nettoie sans les assécher. Il peut aussi servir pour la toilette, en respectant mieux le film protecteur de la peau. Le blanc, très puissant, se réserve au linge de maison résistant comme les draps en coton, torchons ou nappes, ainsi qu’aux cols de chemise jaunis.
- Textiles fragiles (laine, soie, vêtements de bébé) : plutôt savon vert
- Linge de maison résistant (draps coton, torchons, nappes) : plutôt savon blanc
Savon de Marseille vert ou blanc : l’erreur qui encrasse vos sols
Sur les sols, la confusion est encore plus traître. Utilisé sur un carrelage ou un sol poreux, le savon vert laisse facilement un film gras tenace. La surface devient glissante, se couvre de traces, retient la poussière et perd sa brillance. On croit avoir bien récuré, et l’on se retrouve avec un sol terne et poisseux.
Le savon de Marseille blanc a l’effet inverse. Sa base d’huile de palme ou de coprah lui permet de dissoudre les graisses sans redéposer de matière huileuse. Il convient pour les sols carrelés, les plans de travail ou l’entretien du linge de maison très sale. C’est le spécialiste du ménage plus naturel quand on veut récupérer des surfaces qui brillent vraiment.
Savon de Marseille vert ou blanc : bien choisir son cube et éviter les faux
Encore faut-il avoir un vrai savon de Marseille entre les mains. Un cube authentique affiche clairement « 72 % d’huiles » ou « 72 % d’huile végétale », gage d’un produit composé majoritairement d’huiles végétales. La liste des ingrédients doit rester minimaliste : huile, eau, soude, sel marin, sans parfum, sans colorant, sans conservateur ni graisses animales. La glycérine naturelle ayant été retirée lors de la cuisson au chaudron, la présence de glycérine ajoutée signale un savon industriel déguisé.
Sur l’étiquette, des mentions comme Sodium Olivate (huile d’olive) ou Sodium Palmate (huile de palme) aident à repérer la nature du cube. Avant de lancer une machine ou de remplir votre seau, un simple coup d’œil à la couleur et à ces quelques lignes suffit à éviter le pull feutré ou le carrelage gras, et à tirer le meilleur de ce classique de nos maisons.
En bref
- Dans de nombreux foyers, le savon de Marseille vert ou blanc s’utilise partout, sans que l’on mesure l’impact réel de sa couleur sur l’entretien.
- Le guide explique en quoi la formule des savons vert et blanc influe différemment sur textiles fragiles, linge de maison robuste, sols et surfaces.
- Une poignée de réflexes simples autour de la couleur, de l’étiquette et des usages permet pourtant d’éviter pulls feutrés, carrelage gras et ménages ratés.
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