Chats : ces croquettes premium que tout le monde achète pour son bien-être cachent un risque méconnu pour sa santé

Publié le ParRédaction Elle adore
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Sac doré, mention croquettes premium chat et prix élevé rassurent quand on veut gâter son félin. Pourtant, certaines recettes cachent une vraie bombe glycémique dans sa gamelle.

Quand son chat se roule sur le canapé, qu’il quémande en miaulant devant la gamelle, beaucoup dégainent le sac le plus cher du rayon sans trop réfléchir. Emballage satiné, mentions « Premium », « Gourmet », « Sélection vétérinaire » et prix qui grimpe font croire à un bouclier santé pour son félin adoré. On se rassure, presque comme si on payait une assurance.

Le marché de l’alimentation animale a très bien compris cette corde sensible. Les croquettes premium chat envahissent cliniques et animaleries, vendues bien plus cher que les références de supermarché. Mais ce surcoût signifie-t-il vraiment une recette mieux adaptée à son organisme de carnivore strict ? La réponse surprend plus souvent qu’on ne le pense.

Croquettes premium chat : un terme rassurant, mais sans cadre

Le mot « premium » n’a aucune définition légale précise. Aucune loi n’impose un niveau minimum de viande, ni de plafond pour les glucides ou les additifs. Ce standing repose surtout sur le prix, le lieu de vente et le marketing. Une part importante du sac finance le design, la publicité et la belle photo de filet de saumon, pas forcément des protéines nobles en plus.

Dans bien des cas, la recette d’une croquette dite haut de gamme ressemble à celle d’une croquette standard : mêmes farines animales, mêmes céréales, simplement mieux mises en scène. Le label joue alors le rôle d’anxiolytique pour le maître plus que de garantie nutritionnelle pour le chat. Le luxe se voit sur le paquet, pas toujours dans la gamelle.

Glucides cachés et additifs : quand le « haut de gamme » déborde

Le chat reste un carnivore strict : son corps attend surtout des protéines animales et des graisses, très peu de glucides. Pour former une croquette, il faut pourtant de l’amidon. Beaucoup de marques, y compris chères, remplissent donc avec riz, maïs, pommes de terre ou pois. Certaines formules dépassent 30, voire 40 à 50 % de glucides, une vraie bombe glycémique. On peut l’estimer en soustrayant à 100 les pourcentages de protéines, graisses, cendres, fibres et humidité. À partir de 30 % de glucides, le risque d’obésité et de diabète sucré grimpe chez un animal déjà peu actif.

Quand la matière première est moyenne, les fabricants misent sur les exhausteurs de goût. Enrobages gras, arômes de synthèse puissants, conservateurs comme le BHA ou le BHT et colorants inutiles rendent la croquette irrésistible, mais pas plus saine. Une liste d’ingrédients interminable, truffée de termes techniques, signale souvent une recette pauvre en vraie viande fraîche.

Comment choisir des croquettes vraiment adaptées à la santé de son chat

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas obligatoire de dépenser plus : il faut surtout apprendre à lire le dos du paquet. Devant un sac, quelques réflexes changent tout :

  • Vérifier que la viande ou le poisson clairement identifiés (poulet, dinde, saumon…) sont les premiers ingrédients, et non les céréales.
  • Calculer les glucides avec la formule ci-dessus et viser moins de 20 à 25 %.
  • Fuir les mentions floues comme « sous-produits animaux » ou « graisses animales » non précisées, ainsi que les conservateurs BHA et BHT.
  • Privilégier une recette simple, courte, complétée au besoin par une bonne alimentation humide riche en viande pour diluer la part de croquettes.
  • Tenir compte du profil de son chat : stérilisé, d’intérieur, senior ou très actif n’auront pas les mêmes besoins énergétiques.

En bref

  • Propriétaires de chats misent sur des croquettes premium chat coûteuses, persuadés d’offrir une protection maximale à leur compagnon carnivore.
  • Le texte explique comment le terme premium masque parfois excès de glucides, additifs et viande de qualité inégale dans certains aliments secs pour chat.
  • Une méthode simple de lecture d’étiquette promet de changer la façon de choisir la gamelle, mais bouscule plusieurs certitudes sur le haut de gamme.