Chien et chat qui dorment collés : cette pipette antiparasitaire très utilisée peut tuer votre chat en quelques heures

Publié le ParRédaction Elle adore
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Sur le canapé, un chien traité contre les puces et le chat qui se blottit contre lui partagent une sieste qui cache un risque vital. Comment un antiparasitaire pour chien à la perméthrine peut transformer ce moment de tendresse en intoxication fulgurante pour le chat ?

Sur le canapé, un chien roulé en boule, un chat lové contre sa nuque, deux respirations qui se répondent : l’image parfaite du foyer paisible. Ce soir-là, vous avez appliqué une pipette antiparasitaire sur le chien pour le protéger des puces et des tiques avant l’arrivée des beaux jours. Tout semble sous contrôle, les animaux dorment serrés l’un contre l’autre, vous baissez la garde.

Ce tableau pourtant rassurant peut devenir le point de départ d’un empoisonnement brutal si la pipette contient de la perméthrine, molécule très utilisée dans les produits pour chiens. Bien tolérée par le chien, elle se transforme en toxique violent pour le chat, surtout quand le produit est encore frais sur le pelage. Et c’est justement à ce moment-là que la sieste collés l’un à l’autre devient un piège invisible.

Perméthrine : l’antiparasitaire pour chien qui devient neurotoxique chez le chat

Dans de nombreuses pipettes spot-on destinées aux chiens, la perméthrine est l’ingrédient vedette. Chez le chien, son foie sait la transformer et l’éliminer, ce qui permet de tuer puces et tiques sans danger particulier. Chez le chat, c’est tout l’inverse : son foie présente un déficit de glucuronoconjugaison, un mécanisme chimique indispensable pour neutraliser cette molécule. Résultat, la substance s’accumule et finit par attaquer directement le système nerveux.

Appliquée sur la peau du chien, la pipette diffuse un film gras qui met du temps à sécher et à pénétrer. Tant que cette zone reste humide, la molécule peut passer sur tout ce qui la touche : coussin, plaid, main d’enfant, mais surtout museau et langue du chat. À très faible dose déjà, l’organisme félin ne suit plus, ce qui explique pourquoi une simple exposition peut suffire à déclencher une intoxication grave.

Dormir collés après le traitement du chien : comment le chat s’empoisonne en silence

Le scénario le plus sournois reste celui de la sieste partagée. Le chien vient d’être traité, il se couche sur le canapé, le chat s’installe contre sa nuque ou contre son flanc, exactement là où le produit a été appliqué. Pelage contre pelage, la perméthrine migre vers le chat, puis vers sa bouche lorsqu’il se toilette. Si, en plus, le félin lèche directement la zone traitée par réflexe social, l’ingestion est massive.

Les premiers signes apparaissent souvent en quelques heures seulement et sont impressionnants. Le chat se met à trembler, perd l’équilibre, bave de façon inhabituelle. Sa température monte à cause des contractions musculaires, il peut vocaliser, se cacher, voire convulser. Face à ces symptômes, chaque minute compte, car sans prise en charge vétérinaire d’urgence, l’issue peut être fatale :

  • tremblements généralisés, parfois convulsions ;
  • hypersalivation avec mousse ou bave abondante ;
  • pupilles dilatées, démarche chancelante ;
  • forte agitation ou au contraire prostration.

Protéger le chat sans briser la complicité entre chien et chat

Pour éviter ce drame tout en préservant leur lien, mieux vaut adapter votre stratégie antiparasitaire. Si vous utilisez une pipette à base de perméthrine sur le chien, isolez-le du chat pendant quarante-huit heures, le temps que le produit sèche et pénètre la peau. L’option la plus sûre dans un foyer mixte reste de discuter avec le vétérinaire de comprimés antiparasitaires, qui agissent dans le sang sans laisser de résidus sur le pelage.

En bref

  • Un chien vient d’être traité avec une pipette antiparasitaire à la perméthrine, son chat dort contre lui sur le canapé, la nuit tombe.
  • Le contact rapproché et le toilettage du chat après ce traitement peuvent déclencher des troubles neurologiques violents et une intoxication aiguë.
  • Des mesures simples autour du choix d’antiparasitaire pour le chien et de la gestion des premières heures changent pourtant complètement le niveau de danger.