Frange : cette règle simple de ma coiffeuse qui m’a enfin réconciliée avec le miroir (vous l’ignorez sûrement)
© Reworld Media
Après une frange d’ado façon Playmobil, je m’étais jurée de ne plus y toucher. Jusqu’au jour où une coiffeuse m’a parlé visagisme, texture… et tout a basculé.
Assise dans un fauteuil de salon, une femme sent son ventre se nouer quand la coiffeuse prononce le mot frange. Les souvenirs remontent : photo de classe gâchée, rideau épais impossible à dompter, moqueries sur l’effet casque. Longtemps, l’idée de recouper cette mèche sur le front reste associée à la honte.
En plein hiver, quand la mine fatigue et que les cheveux vivent sous les bonnets, l’envie de changement revient. On arrive au salon avec une photo d’influenceuse, une frange trouvée sur les réseaux, en espérant le même résultat. Une coiffeuse brise alors ce réflexe mimétique d’une phrase qui change tout.
Frange traumatisante : quand les mauvais souvenirs freinent le passage à l’acte
Dans les conversations, il suffit d’évoquer la frange pour voir revenir les grimaces. Beaucoup gardent en tête ce rideau coupé trop court qui remontait à la moindre pluie, l’effet Playmobil figé qui durcissait les traits. S’ajoute aussi la peur de ces mois d’entre-deux à jongler avec barrettes, bandeaux et mèches qui ne tiennent jamais.
Au fil du temps, beaucoup finissent par se dire que la seule solution raisonnable est de bannir la frange à vie. Pourtant, la frustration reste là devant le miroir, surtout quand on admire une actrice à la mèche floue et sexy. Ce décalage entre envie et expérience ratée crée un blocage, jusqu’au moment où une professionnelle ose remettre la fameuse photo d’inspiration à sa place.
Ce que la coiffeuse a expliqué : une frange selon la forme du visage, pas une copie
Au salon, la scène est fréquente : téléphone à la main, cliente déterminée à obtenir la frange d’une autre. La coiffeuse pose parfois sa main sur l’écran et explique calmement que cette image idéale a été travaillée pendant des heures, sur une densité de cheveux qui n’est pas la même. Pour elle, une frange selon la forme du visage et la texture compte bien plus qu’une photo parfaite.
Son diagnostic commence par le visagisme. Visage rond ? Une frange droite et lourde épaissit le centre, alors qu’une frange rideau plus longue sur les côtés allonge les traits. Visage carré ? Des mèches arrondies et effilées adoucissent la mâchoire. Visage ovale ? Presque tout passe, à condition de ne pas cacher le regard. Ensuite, elle observe la matière : cheveux fins qui graissent vite, masse épaisse, épi frontal têtu.
Une frange sur-mesure qui se coiffe en trois minutes et change le regard sur soi
A partir de là, la coupe devient vraiment sur-mesure. Au lieu d’une barre nette qui réclame des retouches toutes les deux semaines, la coiffeuse travaille en piquetage, en coupant les pointes verticalement pour créer du flou et une repousse plus douce. Les mèches latérales sont ajustées au millimètre pour souligner les pommettes ou adoucir une mâchoire, tout en respectant le mouvement naturel de l’épi.
Reste l’épreuve du matin. Pour éviter la tyrannie du lisseur, la routine se résume souvent à laver seulement la frange au lavabo avec une noisette de shampoing, la sécher au sèche-cheveux en va-et-vient avec les doigts, puis, certains jours, un peu de shampoing sec en racine. En trois minutes, le visage paraît habillé, les yeux ressortent, les premières rides du front se fondent, et la frange cesse d’être un fardeau pour devenir une alliée.
En bref
- Une femme hantée par sa frange d’adolescence consulte une coiffeuse qui refuse de copier la photo parfaite trouvée sur les réseaux sociaux.
- La professionnelle analyse forme du visage, texture et épi frontal pour imaginer une frange sur-mesure, loin de la frange droite épaisse traumatisante.
- Entre coupe en piquetage et routine express de trois minutes, cette frange change le regard porté au miroir et la confiance en soi.
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