Se raser le duvet du visage : ce geste TikTok séduit, les dermatos révèlent enfin la vérité sur ses effets
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Entre lumière d’hiver impitoyable et tutoriels de dermaplaning, de plus en plus de femmes songent à raser le duvet du visage. Solution miracle ou piège pour la peau selon les dermatos ?
Devant le miroir, en cœur d’hiver, la lumière crue de février fait ressortir rougeurs, pores et ce fin duvet sur les joues ou la lèvre supérieure. Sur TikTok et Instagram, le dermaplaning, c’est-à-dire raser le duvet du visage, promet une peau lisse. Entre promesse de perfection et peur de la barbe qui repousse, le doute s’installe.
Ce duvet est normal. « Pardon d’insister, mais 100 % des gens ont du duvet sur le visage », rappelle la dermatologue Dr Marie Jourdan dans une vidéo TikTok relayée par Femme Actuelle. Seules les paumes des mains, les plantes des pieds et les lèvres en sont dépourvues. Alors, le raser est-il vraiment une bonne idée sur la durée ?
Raser le duvet du visage : ce que cachent vraiment ces poils très fins
Ce que l’on appelle duvet du visage correspond à des poils vellus : très fins, clairs, avec une racine peu active. Rien à voir avec le poil terminal, plus épais et pigmenté, celui des sourcils ou de la barbe. Ce maillage léger aide à réguler la température et à protéger la peau fragile du visage.
La nature d’un poil se décide dans le follicule, sous la peau, sous l’influence de la génétique et des hormones. Couper la tige en surface ne peut donc pas transformer ce duvet en barbe. Si la repousse semble plus drue, c’est surtout parce que la lame tranche le poil net, sans sa pointe effilée.
Dermaplaning et rasoir : ce que gagne le teint… et ce que perd la peau
Le dermaplaning ne coupe pas que le poil. La lame agit aussi comme une exfoliation mécanique, en retirant duvet et cellules mortes, ce qui rend la peau très lisse et le maquillage plus uniforme. « Pourquoi pas », concède la dermatologue Dr Marie Jourdan, à condition d’avoir une peau saine et de respecter une hygiène irréprochable.
La pratique reste loin d’être anodine. La repousse est rapide, en deux ou trois jours, ce qui incite à raser fréquemment et fragilise la peau. Chaque passage peut créer des microcoupures invisibles et décaper la couche superficielle de l’épiderme. Après un rasage, les dermatos conseillent de mettre en pause acides exfoliants, rétinol et soins parfumés au profit de crèmes hydratantes simples.
Quelles alternatives au rasage du duvet du visage sur le long terme ?
Pour celles qui veulent des effets plus durables, les méthodes d’épilation restent mieux tolérées que le rasoir répété. L’épilation au fil enlève le poil à la racine avec précision, sans produit sur la peau. La cire au sucre adhère surtout au poil et laisse le visage net plusieurs semaines.
Quand le duvet gêne surtout parce qu’il accroche la lumière, on peut le camoufler plutôt que l’arracher, avec une décoloration à base de camomille et de miel. « On voit souvent des poudres blanches, façon talc, appliquées pour rendre le duvet visible », observe Dr Marie Jourdan : sans artifice, il l’est parfois beaucoup moins. Si les poils deviennent soudain plus épais ou nombreux, un avis médical s’impose ; sinon, garder ou enlever ce duvet reste un choix personnel.
En bref
- En hiver, sous une lumière crue, de nombreuses femmes remarquent leur duvet du visage et interrogent les dermatologues comme le Dr Marie Jourdan.
- Le dermaplaning promet une peau lisse mais implique rasoir, repousse rapide du poil vellus et potentielle atteinte de la barrière cutanée fragile.
- D’autres options comme l’épilation au fil, la cire au sucre ou la décoloration naturelle redessinent le rapport au duvet sans les mêmes contraintes quotidiennes.
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