Si vous attendez un bébé en 2026, cette réforme du congé de naissance peut tout changer sans que vous le sachiez

À partir de 2026, le congé supplémentaire de naissance promet jusqu’à deux mois payés en plus auprès de votre bébé. Selon votre date d’accouchement, l’impact sur votre temps, vos revenus et votre garde pourrait être majeur.
Si vous attendez un bébé en 2026, cette réforme du congé de naissance peut tout changer sans que vous le sachiez

Entre les nuits écourtées, les rendez-vous médicaux et la chasse à une place en crèche, l’arrivée d’un bébé ressemble souvent à un sprint qui ne s’arrête jamais. Imaginer deux mois de plus à la maison, rémunérés, pour apprivoiser ce nouveau rythme a de quoi faire rêver. C’est exactement la promesse du nouveau congé supplémentaire de naissance, qui commence à bouleverser les calculs de milliers de futurs parents.

Inscrit dans le budget de la Sécurité sociale pour 2026, ce dispositif crée un droit inédit pour chaque parent, en plus des congés maternité, paternité et d’adoption déjà existants. Le principe est acté, le financement est prévu, mais une partie du mode d’emploi dépend encore de textes réglementaires à venir. Derrière cette apparente bonne nouvelle se cachent donc des questions très concrètes pour votre famille.

Ce que la réforme du congé supplémentaire de naissance change pour les parents

Concrètement, le congé de naissance 2026 offre à chaque parent entre un et deux mois d’arrêt supplémentaire, qui viennent s’ajouter aux congés déjà prévus à la naissance ou à l’adoption. Ce temps peut être pris en une seule fois ou fractionné en deux périodes d’un mois. Il ne remplace pas le congé parental d’éducation, il vient avant, dans les neuf premiers mois de l’enfant.

Le droit est ouvert à un large public : salariés du privé, agents publics, travailleurs indépendants ou non salariés agricoles, sans condition d’ancienneté dans l’emploi. Pour en bénéficier, il faut avoir d’abord utilisé son congé maternité, son congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou son congé d’adoption, puis interrompre totalement son activité pendant la durée choisie, sans travail à temps partiel.

Dates clés, durée et montant : êtes-vous concerné en 2026 ?

Bébé prévu cette année ? La réforme vise les enfants nés ou arrivés au foyer à partir du 1er janvier 2026. Le congé deviendra effectivement utilisable pour les parents à compter du 1er juillet 2026. Pour les naissances ou adoptions entre janvier et juin 2026, le congé pourra être pris jusqu’au 31 mars 2027, ce qui laisse une vraie marge de manœuvre d’organisation.

Sur le plan financier, l’indemnisation a été pensée pour rester attractive. Le premier mois de congé supplémentaire de naissance sera indemnisé à hauteur d’environ 70 % du salaire net, le deuxième mois à 60 %, dans la limite d’un plafond mensuel fixé à 4 005 euros en 2026. Par exemple, avec un salaire net de 2 000 euros, l’indemnité tournerait autour de 1 400 euros le premier mois.

Comment organiser vos congés, votre budget et la garde de bébé

Pour les couples, l’enjeu sera de combiner ce nouveau droit avec les congés existants. Certains prendront leurs deux mois en même temps, pour vivre une parenthèse à trois avant la reprise. D’autres alterneront, par exemple un mois commun puis un mois pris seul par le second parent, pour partager nuits, rendez-vous et responsabilités.

En parallèle, de nombreux parents gardent un plan B : demande de place en crèche, contact avec une assistante maternelle, épargne de côté. Tant que les derniers décrets ne sont pas publiés et que les caisses rodent leurs systèmes, il reste prudent de voir ce congé comme un bonus, pas comme le socle unique de votre organisation.