Remplacer une vitre fissurée en hiver : cette erreur de 2 mm que font tous les bricoleurs ruine l’étanchéité
© Reworld Media
Vitre fissurée, courant d’air et facture qui grimpe : beaucoup renoncent à remplacer une vitre soi-même. Pourtant, tout se joue sur une mesure de feuillure méconnue.
Remplacer une vitre fissurée en plein hiver effraie beaucoup de bricoleurs, quand la fenêtre laisse déjà passer le froid et l’humidité. On redoute la découpe ratée, le verre qui casse entre les mains, une réparation qui fuit au bout de quelques semaines. Avec un peu de méthode, cette opération reste pourtant à la portée d’un particulier soigneux.
Le vrai secret n’est pas dans le coupe-verre, mais dans la façon de mesurer la feuillure, ce petit rebord intérieur où viendra s’appuyer le vitrage. En relevant les bonnes cotes et en associant un mastic silicone neutre à un ordre précis d’étapes, on obtient une fenêtre à nouveau étanche pour plus de cinq ans. Tout se joue sur quelques millimètres.
Mesurer la feuillure : l’astuce qui change tout pour remplacer une vitre soi-même
Dans un cadre bois, PVC ou aluminium, la feuillure est la marche située juste derrière le joint ou les parcloses, côté intérieur. C’est là qu’il faut placer le mètre ruban, pas sur le bord visible de la vitre cassée. Un mètre ruban souple épouse les petites irrégularités du cadre et permet de mesurer largeur et hauteur, en plusieurs points, sans écarter le regard du millimètre.
On note chaque valeur puis on retient la plus petite, car les anciens bâtis ne sont pas toujours d’équerre. Ensuite, on enlève systématiquement 2 à 3 mm à la largeur et à la hauteur obtenues. Ce léger jeu de pose laisse le vitrage entrer sans forcer et donne la place au mastic. Une vitre trop grande risque d’éclater, une vitre trop petite laisse passer l’air et l’eau.
Préparer la fenêtre : sécurité, nettoyage et choix du bon mastic
Avant toute intervention, on enfile des gants épais et des lunettes de protection. On retire les parcloses ou l’ancien mastic à la spatule, en soutenant les morceaux de verre pour éviter les éclats. Une fois la feuillure dégagée, on gratte les restes de mastic avec un couteau de peintre, puis on la nettoie soigneusement avec un chiffon imbibé d’alcool ménager ou d’acétone pour bien dégraisser.
Les pros insistent sur l’ordre des opérations, car il conditionne l’étanchéité dans le temps. Une fois les mesures prises et la nouvelle vitre commandée à la bonne taille, on prépare le matériel : coupe-verre si besoin, pistolet à cartouche et surtout mastic silicone neutre, qui supporte mieux le froid, l’humidité et les variations de température qu’un mastic ordinaire. L’enchaînement idéal ressemble à ceci :
- Dégraissage de la feuillure
- Dépose de l’ancienne vitre et de l’ancien mastic
- Nettoyage minutieux du cadre
- Découpe ou commande du nouveau carreau
- Pose à blanc puis mise en place définitive
- Réalisation du joint d’étanchéité
Poser la vitre : contrôler le jeu et soigner le joint pour des années de tranquillité
Quand la vitre est là, on dépose un filet de mastic dans la feuillure propre, puis on pose le carreau sans forcer, en l’appuyant doucement contre les cales. On complète ensuite par un cordon continu formant un léger biseau vers l’extérieur, que l’on lisse au doigt mouillé. Repère simple : la vitre doit pouvoir bouger très légèrement quand on la touche tout en restant bien calée, ce jeu laissant le joint travailler sans casser.
En bref
- En plein hiver, une vitre cassée pousse de nombreux particuliers à remplacer une vitre soi-même pour retrouver confort et isolation sans appeler un vitrier.
- La méthode détaillée montre comment mesurer la feuillure, garder le bon jeu de pose et préparer le châssis avant l’arrivée du nouveau vitrage.
- Le choix du mastic silicone neutre et la forme du joint jouent un rôle clé dans une étanchéité durable que peu de bricoleurs maîtrisent.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité