Vitre cassée : avant d’appeler l’assurance, cette astuce à 30 € évite le vitrier et tient plus de 5 ans
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Un carreau explose, le froid s’engouffre et le devis du vitrier fait peur. Et si, avec un simple mètre ruban et du silicone neutre, vous repreniez la main sans risque ?
La scène est connue : un carreau qui explose, un courant d’air glacial qui s’invite dans le salon et une petite panique en pensant au devis du vitrier. Entre la peur de mal faire et la question de l’assurance, beaucoup laissent traîner une vitre cassée, avec à la clé des pertes de chaleur et un logement moins sûr.
Pourtant, sur une fenêtre simple et accessible, remplacer soi-même la vitre reste à la portée d’un bricoleur débutant. Avec un mètre ruban, une cartouche de silicone neutre et quelques gestes précis, on obtient un joint souple et étanche qui tient facilement plus de cinq ans. La clé se joue dans le choix du bon cas et dans l’ordre des étapes.
Quand le silicone neutre suffit vraiment pour une vitre cassée
Cette méthode convient surtout aux petits châssis en simple vitrage : fenêtre de remise, porte de buanderie, abri de jardin, petite fenêtre bois, PVC ou alu accessible depuis le sol. La surface reste modeste et le carreau n’est pas un vitrage de sécurité spécial.
Dès que l’on parle de double vitrage scellé, de grande baie vitrée, de vitrage en hauteur ou de menuiseries récentes encore sous garantie, le passage par un vitrier s’impose. Même chose pour une porte d’entrée très sollicitée. Dans tous les cas, gants anti-coupure et lunettes s’imposent pour manipuler les éclats et le nouveau carreau.
Un mètre, du silicone neutre : la méthode pas à pas pour durer plus de 5 ans
Premier réflexe : mesurer l’intérieur de la feuillure, là où repose le verre. On prend plusieurs mesures en largeur et en hauteur et l’on retient la plus petite valeur, puis on retire 2 à 3 mm pour que la vitre entre sans forcer. Le verre (3 ou 4 mm d’épaisseur) peut être coupé en magasin aux bonnes dimensions. Ensuite, on retire tous les morceaux, l’ancien mastic, on dépoussière puis on dégraisse le cadre à l’alcool ou à l’acétone, support bien sec avant la suite.
La nouvelle vitre se pose à blanc, avec quelques cales si besoin. Une fois le positionnement validé, on applique dans la feuillure un cordon continu de silicone neutre compatible bois, PVC et alu, puis on met le verre en place et on lisse le joint au doigt humide ou à la spatule. Pour une réparation qui dépasse cinq ans, trois points font la différence :
- support parfaitement propre, sec et dégraissé ;
- silicone neutre de bonne qualité, joint continu sans trou ni bulle ;
- respect d’au moins 24 h de séchage avant de manipuler la fenêtre.
Coût réel, assurance et petites vérifications dans le temps
En faisant couper le verre et en achetant une cartouche de joint, le budget tourne autour de 30 € de matériaux, contre 150 à 250 € pour une intervention de vitrier sur une petite vitre. Avec une garantie bris de glace dont la franchise se situe souvent entre 100 et 200 €, l’appel à l’assurance n’est pas toujours intéressant, surtout pour un carreau simple et facilement accessible.
Une fois la réparation faite, un coup d’œil rapide chaque automne suffit : si le joint reste souple, sans fissures ni décollement, on laisse en place. En cas de microfissures locales, il est possible de retirer la partie abîmée et de repasser un cordon de silicone neutre par-dessus, sans avoir à changer à nouveau la vitre.
En bref
- Vitre cassée sur un petit châssis en simple vitrage, bricoleur débutant, mètre ruban et silicone neutre en main pour éviter la facture du vitrier.
- Méthode expliquée pas à pas pour mesurer la feuillure, faire couper le verre, retirer l’ancien mastic puis appliquer un joint d’étanchéité durable.
- Éclairage sur le coût, l’arbitrage assurance bris de glace versus réparation maison, et les contrôles rapides pour suivre la tenue du joint dans le temps.
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