Je pensais l'hiver sans chauffage impossible : ce type de maison allemand peut faire chuter vos factures
© Reworld Media
En février 2026, alors que ma facture de chauffage explosait, j’ai découvert une maison française à 21 °C sans radiateurs. Que cache vraiment ce surprenant concept de maison passive sans chauffage ?
En février 2026, le thermomètre passe sous zéro et beaucoup se répètent la même phrase : « Je pensais qu’il était impossible de passer l’hiver sans chauffage ». Radiateurs à fond, couches de pulls, angoisse de la prochaine facture de chauffage… surtout quand le froid se faufile encore près des fenêtres pourtant récentes.
Puis apparaît un concept venu d’Allemagne : une maison qui reste à 20 ou 21 °C en plein hiver, sans chaudière ni radiateurs allumés. Ce n’est pas un gadget, mais un standard de construction. Derrière ce mot un peu technique de maison passive se cache une promesse déroutante : vivre presque sans chauffage parce que la chaleur ne s’échappe plus.
Hiver 2026 : quand la maison qui fuit coûte plus cher que le chauffage
Dans un logement français moyen, le chauffage représente environ 62 % de la consommation d’énergie, pour une note autour de 1 770 € par an. Selon l’ADEME, « les fenêtres et ouvrants constituent 10 à 15 % des déperditions thermiques », et cette part peut monter à 25 % quand l’isolation est mauvaise. Une bonne partie de la chaleur payée cher s’envole donc par les vitrages.
Le problème ne vient pas seulement des vitres, mais aussi de chaque pont thermique autour : joints fatigués et surtout ce coffre de volets roulants au-dessus des fenêtres, parfois responsable jusqu’à 25 % des pertes. On a beau installer du triple vitrage, une simple planche en contact avec l’extérieur suffit à refroidir la pièce et à entretenir cette sensation de courant d’air.
Comment une maison passive reste à 21 °C sans radiateurs
Le concept de maison passive sans chauffage, ou standard Passivhaus, repose sur une idée : plutôt que produire toujours plus de chaleur, il s’agit d’empêcher qu’elle s’échappe. Sol, murs et toiture sont enveloppés d’une isolation continue, comme si l’on vivait dans un thermos. L’étanchéité à l’air est poussée si loin qu’une fuite de la taille d’une pièce de monnaie sur tout le bâtiment est déjà jugée excessive.
Pour que cette bouteille fermée reste agréable à vivre, plusieurs armes se combinent. Le triple vitrage, orienté au sud, laisse entrer le soleil tout en bloquant la chaleur intérieure, si bien que la surface n’est plus froide au toucher. Une VMC double flux récupère jusqu’à 90 % des calories de l’air extrait : avec 20 °C dedans et 0 °C dehors, l’air neuf arrive à 18 °C, ce qui évite les courants d’air glacés et garde une température homogène.
S’inspirer de la maison passive sans tout reconstruire
Dans cette logique, la chaleur du quotidien devient un atout : un adulte au repos émet déjà 80 à 100 watts, et four, électroménager ou éclairage complètent. Pour limiter les pertes par les fenêtres, l’ADEME recommande : « Fermez toujours vos volets dès que la nuit tombe. » L’agence rappelle aussi que « Lorsqu’il fait beau, les rideaux et les volets doivent être ouverts pour capter les rayons du soleil, » et que « il vaut mieux fermer les volets lorsque la nuit tombe car les températures baissent. »
En bref
- En février 2026, le chauffage pèse 62 % de l’énergie d’un logement et coûte en moyenne 1 770 € par an selon l’ADEME.
- La maison passive sans chauffage, basée sur isolation continue, étanchéité à l’air, triple vitrage et ventilation, maintient 20 à 21 °C en hiver.
- En appliquant certains principes passifs aux fenêtres, volets et coffres de volets roulants, un logement classique peut déjà changer radicalement son confort hivernal.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité