Mort de votre chat : ces rituels inattendus qui empêchent le chagrin de vous submerger pendant des mois

Publié le ParRédaction Elle adore
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Quand le chat disparaît, le silence de la maison pèse soudain, surtout en plein hiver. Rituels d’hommage, gestes du quotidien, soutien : comment apprivoiser ce manque ?

Le silence qui suit la mort d’un chat surprend toujours. En février 2026, l’hiver s’étire, la place près du radiateur reste vide et chaque geste du matin rappelle l’absence de ce compagnon. Pour l’entourage, il ne s’agissait parfois que d’un animal. Pour vous, c’était un repère rassurant, une présence collée à votre quotidien.

Une phrase revient souvent : « Ce n’était qu’un animal.« , lancée sans mesurer la blessure qu’elle inflige. La psychotraumatologue Fabienne Maillefer rappelle que « Perdre son animal, c’est perdre un morceau de soi. C’est voir s’éteindre une présence qui rythmait chaque instant. On se réveille dans un silence inhabituel, un vide qui fait mal jusque dans le corps« , et que « cette peine est vécue dans la solitude« , explique-t-elle dans Femina.

Comprendre le vide du deuil de son chat pour mieux le traverser

Un chat accompagne les réveils, les repas, les soirs de solitude, parfois la maladie ou une rupture. Quand ce lien disparaît, le deuil animalier déclenche les mêmes vagues d’émotion qu’un deuil humain. Pour la thérapeute Frédérique Blot, créatrice de Féerie animale, « un animal peut être comme un enfant, une âme sœur, un membre de la famille, un ami, un confident… tout à la fois« .

La culpabilité complique souvent ce chemin, surtout après une euthanasie. « J’ai fait euthanasier notre chien, dont la mâchoire était déformée par un cancer. J’ai agi par amour, mais mes enfants me l’ont longtemps reproché. A ma douleur s’ajoutait la culpabilité« , se souvient Sonia, maîtresse de Pouf. Ce mélange de tristesse et de doute touche aussi de nombreux maîtres de chat.

Dire au revoir grâce à des rituels d’hommage

Le premier pas peut être une petite cérémonie à la maison : photo, bougie, quelques mots lus à voix haute pour raconter sa vie. Lors d’une crémation individuelle, certains déposent une lettre, son collier ou un jouet dans le cercueil. Salons funéraires animaliers et cimetières virtuels offrent aussi un cadre de recueillement. En France, une quarantaine de lieux comme le cimetière animalier d’Asnières-sur-Seine, ouvert en 1899, permettent de se recueillir.

Chez soi, un coin mémoire suffit parfois : panier, couverture, cadre photo, petite plante ou arbre planté en son honneur. Un album photo de quelques images choisies, une boîte à souvenirs ou un bijou intégrant quelques poils, comme ceux créés par Un poil de souvenirs, transforment la douleur brute en lien tendre et tangible.

Rituels du quotidien et aides pour traverser le manque

Après la perte, c’est souvent la routine qui vacille : plus de miaulement au réveil, plus de gamelle à l’heure fixe. Garder des repères aide le corps à tenir : se lever à la même heure, transformer la pâtée en promenade, en tasse de thé ou en ligne dans un journal.

Parler de cette peine avec des proches sensibles aux animaux, ou avec un psychologue, des vétérinaires comportementalistes ou des groupes de parole spécialisés, évite l’isolement. Pour les enfants, histoires, dessins ou un spectacle comme L’ours et le chat sauvage offrent un support doux pour apprivoiser le départ du chat.

En bref

  • En février 2026, la perte d’un chat bouleverse le quotidien, tandis que Fabienne Maillefer et Frédérique Blot rappellent la légitimité du deuil animalier.
  • Rituels d’hommage, crémation individuelle, coin mémoire ou bijoux mémoriels esquissent des gestes simples pour rendre hommage au chat et structurer l’absence.
  • Routines transformées, supports culturels et aide professionnelle esquissent un chemin singulier pour avancer à son rythme dans le deuil de son chat.