Ne le vendez surtout pas : ce grand meuble de bureau rouillé de vos grands-parents affole les prix et la déco en 2026

Vous pensiez ce vieux casier en métal bon pour la cave ? De la mairie aux salons branchés, le meuble à clapets Ronéo s'impose comme pièce maîtresse.
Ne le vendez surtout pas : ce grand meuble de bureau rouillé de vos grands-parents affole les prix et la déco en 2026

Dans un garage de famille ou au fond d'une brocante glaciale, vous avez peut‑être déjà croisé ce grand casier en métal piqueté de rouille, avec ses petits clapets alignés. Beaucoup le prennent pour une relique encombrante promise à la déchetterie. En réalité, ce meuble de vos grands-parents cache souvent un véritable trésor.

En ce début 2026, alors que les salons Maison et Objet et Paris Déco Off célèbrent le retour du passé, un ancien meuble de bureau fait un come‑back spectaculaire. Le meuble à clapets Ronéo, star des administrations des années 50, devient la nouvelle obsession déco et attise la convoitise des chineurs. Et si vous l'aviez déjà sous les yeux sans le savoir ?

Pourquoi le meuble à clapets Ronéo de vos grands-parents fait soudain fureur

Tout commence en 1900 avec la création de la compagnie britannique Néostyle, qui s'installe à Paris sept ans plus tard et développe machines à ronéotyper et mobilier de bureau en acier. Après 1945, la marque Ronéo explose : à partir de 1958, ses casiers métalliques équipent ministères et grandes entreprises, puis une immense usine ouvre à Noyon vers 1960 avec jusqu'à 4 000 employés.

Ce casier industriel à clapets, pensé pour trier des dossiers, devient aujourd'hui l'incarnation parfaite de la décoration durable. À l'heure où les designers revisitent Art déco, années 40 ou tapisseries anciennes, ce meuble de métier coche toutes les cases : fabrication solide, histoire forte, look brut qui tranche avec les intérieurs trop sages et ras‑le‑bol des meubles en kit jetables.

Il vaut cher : quelle est la vraie cote d'un meuble à clapets Ronéo ?

Sur le marché de la seconde main, un petit casier à 3 ou 5 clapets dans son jus peut déjà se négocier autour de 100 à 300 € selon l'état. Les colonnes restaurées ou assemblages plus larges montent facilement entre 450 et 800 €, tandis que de grands meubles 12 à 15 clapets dépassent souvent 1 000 €, certaines armoires atteignant plus de 3 000 €.

Sa cote grimpe car ce meuble répond à la recherche de slow life et au courant grandmacore qui remet les pièces de nos aïeux au centre de la scène. La reprise officielle de la marque par l'entreprise familiale MTi en 2024 confirme l'engouement. Vendu trop vite, votre casier risque donc de vous manquer, financièrement mais aussi dans votre déco.

Reconnaître un vrai Ronéo et l'intégrer dans votre intérieur

Pour savoir si vous tenez un authentique Ronéo, plusieurs indices s'additionnent. Le meuble est exceptionnellement lourd, la tôle épaisse, les clapets descendent avec un mouvement franc. Les poignées et porte‑étiquettes, souvent en laiton ou aluminium moulé, affichent une finition soignée. Cherchez enfin le logo embouti dans le métal ou sur une petite plaque fixée en façade.

Côté déco, c'est un vrai caméléon. Gardez sa patine, même piquée, et associez‑la à du bois clair, du lin ou une laine bouclée pour adoucir l'acier. Dans l'entrée, il range chaussures et écharpes ; au salon, il remplace un buffet ou cache jouets et papiers ; décapé ou peint en noir mat, il devient pièce maîtresse d'un loft contemporain.