Parlez-vous gynéco ?

Publié le Parlaura75

Quand vous allez chez le gynéco, vous avez l'impression qu'il vous parle une langue plus proche du chinois que du français ? Petit guide de conversation pour celles qui sont larguées.

Quand vous allez chez le gynéco, vous avez l’impression qu’il vous parle une langue plus proche du chinois que du français ? Petit guide de conversation pour celles qui sont larguées.

Il nous dit : « Commencez votre plaquette au 1er jour du cycle »

Ce qu’on lui répond : « Ok » (ça doit simplement vouloir dire le 1er du mois…).Ce qu’on doit comprendre : Le 1er jour du cycle (menstruel), c’est en fait le 1er jour des règles. On commencera donc à prendre notre nouvelle pilule dès le début de nos prochaines règles.

Il nous dit : « Votre taux de Beta HCG est assez élevé »

Ce qu’on lui répond : « Pourtant, je fais attention, je vous jure que je ne mange pas gras » (on a confondu avec LDL, le mauvais cholestérol).Ce qu’on doit comprendre : Qu’il y a de grandes chances pour qu’on soit enceinte. Beta HCG, c’est l’hormone qu’on recherche dans le sang ou dans les urines lorsqu’on fait un test de grossesse.

Il nous dit : « Je vais vous prescrire des ovules »

Ce qu’on lui répond : « Quoi, il y a un problème avec mes ovules ? »Ce qu’on doit comprendre : Non, il n’y aucun problème avec notre système de reproduction, rien à voir avec nos ovules à nous (qu’on appelle aussi ovocytes). Les ovules dont il parle, ce sont des médicaments sous forme de capsule à insérer dans le vagin pour traiter par exemple une infection urinaire ou une mycose.

Il nous dit : « On va faire un test HPV pour être sûr »

Ce qu’on lui répond : « Non, c’est bon, j’en ai fait un y a un mois » (en croyant qu’il parle du test HIV pour le Sida).Ce qu’on doit comprendre : Comme il y a des anomalies sur notre dernier frottis, il veut vérifier qu’on n’est pas infectée par un virus HPV (les fameux papillomavirus dont on parle à la télé) qui pourrait être dangereux. Certains peuvent entraîner un cancer du col de l’utérus, mais d’autres sont inoffensifs.

Il nous dit : « Vous en êtes à combien de semaines d’aménorrhée ? »

Ce qu’on lui répond : « Euh, je ne sais pas exactement… deux ? » (lance-t-on au hasard vu qu’on a aucune idée de ce que ce mot peut bien vouloir dire)Ce qu’on doit comprendre : Qu’on attend visiblement un enfant et qu’il veut savoir de quand date nos dernières règles (depuis combien de semaines on ne les a pas eues) pour connaître la date de conception et savoir à quel stade de la grossesse on en est.

Il nous dit : « Vous devrez peut-être avoir recours à l’AMP »

Ce qu’on lui répond : « Ah bon, ils s’occupent de ce genre de choses ? » (en croyant qu’il veut nous inciter à voter à droite).Ce qu’on doit comprendre : Vu qu’on vient de lui parler de nos difficultés à faire un bébé, il nous conseille de faire appel à « l’assistance médicale à la procréation » (AMP). C’est à dire tous les procédés, type insémination ou fécondation in vitro (FIV), qui peuvent nous aider à tomber enceinte.

Vous n’avez toujours rien compris aux semaines d’aménorrhée ? On vous fait un récap’ !

Et si la pilule n’était pas la contraception qu’il vous fallait ? Testez-vous !