Stop aux murs abîmés : cette astuce retire les vieilles chevilles et peut sauver votre caution

Une vieille cheville plantée dans le placo et un mur qui s’effrite, le scénario redouté des locataires au moment de l’état des lieux. Cette méthode simple promet un retrait propre et un rebouchage invisible, sans mettre votre dépôt de garantie en péril.
Stop aux murs abîmés : cette astuce retire les vieilles chevilles et peut sauver votre caution

On décroche un cadre, une étagère, la vis sort… mais la vieille cheville reste plantée dans le mur, comme soudée. On hésite : tirer dessus, glisser un tournevis, repeindre en espérant que ça ne se verra pas. Quelques minutes plus tard, le plâtre s’effrite, le trou s’élargit et le mur ressemble à un champ de bataille, surtout sur du placo fragile.

Dans beaucoup de logements, un simple trou de 8 millimètres se transforme alors en éclat de plusieurs centimètres, avec l’enduit qui saute tout autour. Pour un locataire, chaque marque peut faire penser au dépôt de garantie qui s’envole le jour de l’état des lieux. On peut pourtant retirer ces fixations sans massacre, et faire disparaître toute trace.

Pourquoi tirer sur une cheville ruine votre mur

Une cheville en plastique ne fait pas que boucher un trou : elle s’ouvre à l’intérieur, se bloque dans le plâtre, parfois en formant un nœud derrière la cloison. Sa mission est de résister à l’arrachement, pas de sortir gentiment quand on l’attrape à la pince. En tirant d’un coup sec, c’est le plâtre qui lâche avant elle, surtout dans un placoplâtre friable.

Le réflexe du bricoleur pressé, c’est la multiprise ou le tournevis en levier. La lame appuie alors sur une zone minuscule, les bords du trou éclatent, la peinture se raye et l’ouverture grossit à vue d’œil. Pour les locataires, la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 impose de rendre le logement hors usure normale : des trous béants peuvent justifier une retenue sur la caution.

La technique maligne : pince plate et rotation pour sortir la cheville

Oubliez la pince coupante qui sectionne la tête ou la tenaille qui dérape. L’outil qui change tout, c’est la pince à bec plat, déjà présente dans beaucoup de caisses à outils. Sa forme fine permet d’attraper la collerette même un peu enfoncée, sans mordre le plâtre. Si la cheville est trop profonde, on peut visser légèrement une vis plus fine pour offrir une meilleure prise.

Une fois la tête bien tenue, il ne faut surtout pas tirer droit vers soi. L’astuce consiste à faire tourner la cheville sur elle-même, comme un bouchon que l’on dévisse, en ajoutant de petits mouvements gauche-droite et haut-bas. Ce va-et-vient casse l’adhérence entre plastique et plâtre. Quand la cheville tourne librement, on continue à tourner en tirant très doucement : elle sort alors en laissant un trou net.

Reboucher sans trace… et éviter de nouveaux trous dans le mur

Le trou ne doit pas rester tel quel. On aspire la poussière, on gratte les bords friables puis on humidifie légèrement l’intérieur pour que l’enduit de rebouchage tienne. Un produit en tube suffit pour un petit trou ; on le pousse au fond, on laisse un léger bombé, on laisse sécher une à deux heures, puis on ponce au grain 180 ou 220 avant de repeindre.

On lit même "tu sais quoi, j’ai réfléchi à ça", "mais pourquoi tu n’utilises pas de scotch ?" ou "dü Doddel, pour mettre la Diiwel, la cheville !" dans une chronique de France Bleu qui conseille simplement d’entourer le foret de ruban à la bonne longueur pour ne plus enfoncer les chevilles trop loin.