À planter avant mars : ce petit arbuste fruitier peut donner 5 kg de baies, sinon vous perdez 40 % de récolte
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En plein creux de l’hiver, c’est maintenant qu’il faut planter un cassissier à racines nues pour des récoltes de petits fruits spectaculaires. Encore faut-il respecter ce timing et ce geste précis avant mars.
Au jardin, tout semble encore figé : pelouse détrempée, massifs nus, ciel bas. Pourtant, c’est justement maintenant qu’un simple geste peut changer vos étés. Un petit arbuste discret, facile à vivre, est capable de couvrir vos saladiers de baies noires pour les tartes, les sirops et les confitures maison.
Ce candidat idéal, c’est le cassissier, planté en fin d’hiver. En racines nues, il s’installe profondément avant les chaleurs et supporte bien mieux les étés secs. Souvent négligé au profit des plantations de printemps, ce petit fruitier gagne pourtant à être mis en terre avant le réveil de la végétation. Tout se joue en quelques semaines.
Planter un cassissier en fin d’hiver : la fenêtre à ne pas rater
Lorsque l’arbuste est encore en repos, entre mi‑février et début mars, les plants à racines nues montrent une vigueur impressionnante. Leur système racinaire, libéré du pot, colonise aussitôt la terre au premier redoux. Ils coûtent souvent deux fois moins cher que les plants en conteneur et évitent beaucoup de plastique et de terreau transporté.
Au moment de planter, la préparation du sol devient la base de tout. Il faut travailler la terre sur 40 à 50 centimètres en largeur et en profondeur pour l’ameublir, puis y incorporer une bonne dose de compost bien mûr ou de fumier décomposé. Le cassissier aime les sols frais et riches, capables de nourrir longtemps ses jeunes racines.
Un cassissier bien planté et bien taillé pour des fruits par kilos
Dans le trou prêt, on rafraîchit légèrement les racines abîmées, puis on les trempe dans un pralin d’eau et de terre. Le plant est posé de façon que le collet soit enterré de 3 à 5 cm, on rebouche avec la terre enrichie en tassant pour chasser les poches d’air, puis on arrose avec au moins 10 litres d’eau.
Juste après, il faut oser sortir le sécateur. Tous les rameaux sont rabattus à 15 ou 20 cm du sol, au‑dessus d’un bourgeon tourné vers l’extérieur. Ce geste radical oblige la plante à investir dans les racines et donne, au printemps, une touffe de pousses vigoureuses. La première année, la récolte reste modeste, ce qui est normal.
Taille de fin d’hiver et années suivantes : le vrai secret des grosses récoltes
Pour les cassissiers et groseilliers déjà en place, la mi‑février est aussi un moment clé pour la taille, à réaliser par temps sec et hors gel. « Les études de terrain montrent qu’une taille ciblée à cette période peut offrir en moyenne 40 % de fruits en plus, simplement en favorisant la fructification sur le bois d’un an », souligne Maison et Travaux. Concrètement, on enlève :
- le bois mort
- les vieilles branches épaisses, de trois ou quatre ans
- les tiges très fines qui ne donneront pas de beaux fruits.
Après ce tri, l’arbuste adopte une forme en gobelet, ouverte au centre. La lumière et l’air y circulent mieux, ce qui limite les maladies comme l’oïdium. Quand le plant a quelques années, « Un cassis adulte offre un rendement spectaculaire : on peut espérer récolter en moyenne 3 à 5 kg de fruits par pied », rappelle Astuces de Grand-Mère. Avec seulement deux ou trois buissons, les bouteilles de sirop et les pots de confiture s’enchaînent.
Sources
En bref
- Entre mi-février et début mars, planter un cassissier à racines nues au jardin permet de préparer des récoltes de petits fruits noirs chaque été.
- Habillage des racines, plantation profonde, arrosage généreux et taille courte dès l’installation stimulent l’enracinement du cassissier et conditionnent sa future productivité.
- Une taille de fin d’hiver, valable aussi pour les groseilliers, peut offrir jusqu’à 40 % de fruits en plus et changer totalement vos récoltes.
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