Cette eau de cuisson que vous jetez vous prive d’un désherbant gratuit pour la terrasse et d’un engrais puissant
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Depuis la fin des désherbants chimiques, terrasses et allées se couvrent à nouveau de vert. Cette eau de cuisson des pommes de terre change la donne, à une condition clé.
Entre les dalles de la terrasse, les petites touffes de vert reviennent plus vite que le grattoir. Depuis l’interdiction des pesticides de synthèse aux particuliers en 2019, les bidons de désherbant ont disparu, mais pas la corvée de joints.
Pendant ce temps, une casserole d’eau de cuisson des pommes de terre finit souvent dans l’évier, alors qu’elle peut brûler les herbes des joints et, une fois refroidie, nourrir des plantes. Selon sa température, cette eau peut raser une terrasse ou booster des pots ; encore faut-il savoir l’utiliser.
Pourquoi cette eau de cuisson devient un désherbant express
Utilisée bouillante, autour de 100 °C, l’eau de cuisson des pommes de terre désherbant terrasse agit comme un désherbage thermique maison. La chaleur fait éclater les cellules, les feuilles se ramollissent puis brunissent en quelques heures ou jours. L’amidon sèche sur le feuillage et forme un film qui accélère la déshydratation des jeunes pousses.
Cette eau reste un désherbant de contact non sélectif : toute plante touchée est grillée. Elle est réservée aux surfaces minérales, joints de dalles, allées gravillonnées ou pieds de murs. Par rapport au vinaigre ou au sel, elle n’acidifie pas le sol et ne le charge pas en sel, à condition d’être peu salée et employée ponctuellement.
Mode d’emploi sur la terrasse, sans ruiner le sol
Nous avons tous déjà soupiré devant une allée envahie un dimanche matin. Pour agir, récupérez l’eau de cuisson non salée de vos pommes de terre, sans huile, beurre, lait ni épices. Versez-la aussitôt, encore très chaude, dans un récipient résistant, puis faites couler un mince filet directement au pied de chaque touffe entre dalles et graviers, par temps sec.
Sur les herbes annuelles toutes jeunes, un seul passage suffit souvent. Pour les vivaces à racine profonde, comme pissenlit ou chardon, mieux vaut revenir 48 heures plus tard et, si besoin, terminer par un arrachage manuel. Protégez enfants et animaux, restez loin des pelouses et massifs, et ne traitez pas la même zone trop souvent pour ménager vers de terre et microfaune.
Refroidie, un petit engrais… mais pas pour toutes les plantes
Une fois complètement refroidie et toujours non salée, cette eau contient amidon, potassium, phosphore et magnésium, utiles aux racines, à la floraison et à la photosynthèse. Versée sur une terre déjà humide, sans toucher le feuillage, elle sert d’engrais naturel discret pour tomates, poivrons, fraisiers, géraniums ou plantes d’intérieur vigoureuses, toutes les deux à quatre semaines, en écartant semis, jeunes plants fragiles et succulentes, très sensibles aux excès d’eau ; pour les massifs, paillage et arrachage après la pluie restent plus doux.
Sources
En bref
- Depuis 2019, la loi Labbé interdit les pesticides de synthèse aux particuliers, rendant l’eau de cuisson des pommes de terre intéressante au jardin. 🌿
- Utilisée bouillante sur les joints de dalles, cette eau agit comme désherbant thermique, puis refroidie devient un engrais naturel pour quelques plantes robustes. 🔥
- Entre efficacité sur les herbes et impact sur le sol vivant, bien doser cette astuce anti-gaspi demande quelques précautions moins évidentes qu’il n’y paraît. 🤔
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