Figuier : ne ratez pas ce geste en février pour en obtenir un nouveau gratuit chez vous facilement

Publié le ParRédaction Elle adore
© Reworld Media

En plein mois de février, vos tailles de figuier peuvent se transformer chez vous en futurs Ficus carica couverts de fruits. Quelle méthode simple permet ce bouturage gratuit ?

Un simple rameau de figuier, taillé en hiver, peut devenir chez vous un arbre couvert de fruits quelques années plus tard. Dans beaucoup de jardins, ces branches finissent au tas de déchets verts, alors qu’elles peuvent donner un nouvel arbre sans dépenser un euro. Le secret tient surtout à la saison et à la façon de couper.

Le figuier, ou Ficus carica, aime le soleil et les sols pauvres, ce qui en fait un compagnon idéal de nos jardins familiaux. En fin d’hiver, autour de février, il semble encore endormi mais prépare déjà sa reprise. C’est à ce moment précis qu’il devient très facile d’obtenir un nouveau figuier gratuitement. Intriguant, non ?

Pourquoi bouturer un figuier en février change tout

À la mi-février, le figuier est encore en repos végétatif : la sève ne circule presque pas, mais le bois a accumulé des réserves pendant tout l’hiver. Si l’on attend l’apparition des feuilles, toute cette énergie part vers le feuillage. Quand on choisit de bouturer un figuier en février, le rameau n’a qu’un choix pour survivre : fabriquer des racines.

Comprendre le fruit aide à se projeter sur les futures récoltes. « La figue est en réalité un faux fruit constitué d’un ensemble d’akènes, ces petits grains que l’on sent quand on mange la figue », explique Aurélien Roguet, jardinier, à France Bleu. Il rappelle aussi : « On privilégiera les figuiers bifères dans le sud, car ils ont deux récoltes, tandis que les figuiers unifères seront plus adaptés au nord de la Loire ».

Bouturer un figuier : le pas à pas le plus simple et gratuit

Commencez par un rameau de l’année précédente, en bois lignifié, dur et gris ou brun, de l’épaisseur d’un crayon ou d’un petit doigt. Coupez des segments de 20 à 25 centimètres portant 3 ou 4 bourgeons. Avec un sécateur propre, taillez en biseau juste au-dessus du bourgeon du haut, puis faites une coupe bien droite juste sous le bourgeon du bas : ce repère évite de planter la bouture à l’envers.

Plantez ces tronçons dans un substrat très drainant, moitié terreau et moitié sable de rivière, en enterrant les deux tiers de la tige pour ne laisser dépasser qu’un seul bourgeon. En région froide, un pot abrité et une bouteille plastique coupée en cloche, bouchon ouvert, offrent une protection efficace. Ensuite, gardez la terre légèrement humide, sans excès d’eau. Les feuilles sortent au printemps, le repiquage en pleine terre se fait l’automne suivant, et les figues arrivent souvent 2 à 3 ans plus tard, à partir d’une simple branche taillée ou offerte par un voisin.

Après la bouture : variété, pollinisation et conditions idéales

Pour la suite, l’arbre reste peu exigeant, tant que le sol est profond, bien drainé et en plein soleil. Certaines espèces sauvages dépendent d’un insecte pour fructifier : « La pollinisation de certaines espèces sauvages dépend d’une petite guêpe spécifique, le blastophage. Sans cette symbiose entre l’insecte et la plante, il n’y aurait pas de fruits », souligne Aurélien Roguet. Les variétés cultivées sont, elles, autofertiles, ce qui simplifie la production.

« La Goutte d’Or est idéale pour les petits jardins grâce à sa compacité, tandis que la Noire de Caromb, plus vigoureuse, convient mieux aux grands espaces », précise Aurélien Roguet.

En bref

  • En février, autour de la taille d’un Ficus carica, Aurélien Roguet explique comment un rameau peut devenir un figuier productif en quelques années.
  • Le tutoriel montre comment bouturer un figuier en février, sélectionner un bois lignifié et placer les boutures dans un substrat drainant adapté.
  • Entre choix de variété, conditions de culture et erreurs à éviter, ce pas à pas réserve encore des astuces pour réussir un nouveau figuier gratuit.