Si vous ne faites pas ce réflexe gratuit, vos appareils en veille plombent facture et empreinte carbone
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Box internet, télé en veille, micro-ondes allumé : ces appareils discrets gonflent votre facture et votre empreinte carbone. En changeant un seul geste du soir, leur consommation fantôme chute brutalement.
Le salon est éteint, la maison silencieuse, mais une petite lumière rouge clignote sur la télévision, l’heure reste affichée sur le micro-ondes et la box internet ronronne. Cette scène banale cache une dépense continue d’électricité, invisible au quotidien. Beaucoup de foyers découvrent qu’en adoptant un simple réflexe, la différence devient très vite tangible.
Les spécialistes parlent de consommation fantôme, ou charge fantôme : l’électricité tirée par des appareils en veille qui semblent éteints. Selon l’ADEME et l’Institut national de la consommation, ces veilles peuvent représenter autour de 10 % de la facture d’électricité hors chauffage, soit plus de 80 € par an quand la puissance cumulée dépasse 50 W. Reste à voir comment un simple clic peut faire basculer la donne.
Consommation fantôme : ce que font vraiment vos appareils en veille
Un téléviseur mis en veille ne coupe pas le courant, il se met en « attente active ». Les circuits restent alimentés pour guetter la télécommande, maintenir l’horloge ou lancer des mises à jour. La même logique vaut pour la box, la console ou la machine à café. Ce « bruit de fond énergétique permanent » tourne 24 heures sur 24 pour un service presque nul une bonne partie du temps.
Le mode veille n’est donc pas « un mode éteint déguisé ». Les appareils modernes sont conçus pour supporter des cycles répétés de mise sous et hors tension, alors que les laisser branchés en continu use les composants par la chaleur et les expose aux surtensions. Si beaucoup de ménages laissent tout allumé, c’est surtout par habitude, par peur d’attendre quelques secondes au démarrage et parce que chaque petit gaspillage paraît négligeable pris isolément.
Box internet, console, machine à café : les vampires énergétiques à couper
Dans un foyer moyen, quelques vampires énergétiques concentrent l’essentiel de cette charge fantôme :
- Box internet : souvent 15 à 20 W en permanence, soit l’équivalent de 25 à 35 € par an, parfois autant qu’un petit réfrigérateur.
- Téléviseur et décodeur TV : chacun consomme encore plusieurs watts en veille, ce qui finit en dizaines d’euros par an s’ils restent branchés jour et nuit.
- Console de jeux récente : le mode démarrage rapide garde la machine en semi-activité, proche de la consommation en utilisation.
- Machine à café expresso ou micro-ondes avec horloge : l’eau maintenue tiède ou l’afficheur lumineux tirent du courant en continu.
En additionnant ces veilles, la facture grimpe vite. Couper simplement 50 W pendant 12 heures chaque nuit revient à économiser environ 220 kWh par an, soit 40 à 60 € selon le tarif du kWh. Quand plusieurs appareils restent branchés en continu, la note peut atteindre 80 à 100 € par an, uniquement pour alimenter… le vide.
Multiprise à interrupteur : le réflexe gratuit qui allège facture et empreinte carbone
L’outil le plus simple reste la multiprise à interrupteur, un accessoire à quelques euros. En regroupant télévision, décodeur, console et système audio sur un même bloc, un seul bouton coupe réellement le courant du pôle multimédia. Le même principe s’applique en cuisine pour la cafetière et le micro-ondes, ou au bureau pour l’ordinateur fixe et l’imprimante. Des prises connectées ou des minuteurs mécaniques permettent même de programmer l’extinction automatique de la box pendant la nuit, un investissement souvent rentabilisé en moins d’un an.
Côté climat, le gain se niche dans l’empreinte de l’habitat. En France, l’empreinte carbone atteint environ 623 millions de tonnes équivalent CO2 en 2022, soit 9,2 tonnes par personne, dont 18 % liés directement aux ménages (chauffage, carburant, électricité). Les déplacements, le logement et l’alimentation regroupent les trois quarts de cette empreinte carbone. L’électricité française reste peu carbonée, autour de 30 g CO2e par kWh, donc chaque foyer n’évite « que » quelques kilos de CO2 en supprimant ses veilles. Mais si des millions de logements coupent plusieurs dizaines de watts chaque nuit, cela représente des gigawattheures économisés et des dizaines de milliers de tonnes de CO2 évitées, tandis que les normes européennes abaissent déjà la puissance maximale autorisée en veille vers 0,5 W puis 0,3 W par appareil.
En bref
- En France, en 2022, la consommation fantôme des appareils en veille pèse jusqu’à 10 % de la facture d’électricité des ménages selon l’ADEME.
- Le texte détaille les principaux vampires énergétiques du salon et de la cuisine et explique comment leur charge fantôme impacte budget et empreinte carbone.
- Un simple réflexe du soir, accessible à tous et automatisable, promet pourtant des économies et une sensation de reprendre la main sur sa consommation.
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