Fini l’incinérateur de jardin pour les feuilles mortes : ce que l’État exige désormais sous peine de 750 €

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Fini l’incinérateur de jardin pour les feuilles mortes : ce que l’État exige désormais sous peine de 750 € © Reworld Media

Chaque automne, l’incinérateur de jardin ressort au fond des allées, mais ce rituel familier vaut désormais jusqu’à 750 € d’amende en France. Que prévoit exactement l’État pour vos feuilles mortes et tontes ?

Chaque octobre, la scène se répète derrière les haies : un incinérateur posé au fond du jardin, un tas de feuilles mortes, quelques tontes de gazon, une allumette, et la fumée qui grimpe dans le ciel. Un rituel d’automne appris des parents.

Ce geste familier a pourtant changé de camp : le Code de l’environnement classe désormais le brûlage des déchets verts parmi les interdits, même dans un incinérateur flambant neuf. Avec, à la clé, une amende pouvant atteindre 750 €. Que demande alors l’État pour toutes ces feuilles ?

Brûler feuilles et tontes est désormais interdit

Selon la fiche officielle de Service-public.fr, il est interdit de brûler ses déchets verts, secs ou humides, à l’air libre comme dans un incinérateur de jardin. Cette règle, inscrite dans le Code de l’environnement, vise feuilles mortes, tontes de gazon, tailles de haies et branchages de particuliers.

Allumer ce feu expose à une contravention pouvant aller jusqu’à 750 €, et celui qui vend ou prête l’incinérateur risque la même somme, rappellent Pleine Vie et Ouest-France. S’ajoutent particules fines, hydrocarbures, monoxyde de carbone, dioxines, fumées qui gênent le voisinage et risques d’incendie par temps sec.

Compost, paillage, déchetterie : ce que l’État demande

Devant un tas de feuilles qui grossit en novembre, nous avons tous déjà hésité. Pourtant, ces déchets sont une ressource. En compost, feuilles et tontes se transforment en quelques mois en humus nourrissant. Il suffit d’alterner matières fraîches et feuilles sèches, gardées en sacs pour corriger un compost trop humide.

Autre réflexe demandé par l’État : le paillage. Une fine couche de feuilles broyées ou de tontes bien sèches au pied des massifs limite les mauvaises herbes, garde l’humidité et protège du gel. Pour les volumes trop importants, la voie normale reste la déchetterie ou la collecte sélective des déchets verts de la commune.

✨ L’astuce validée par la rédaction
Efficacité
9/10
Amende évitée
Jusqu’à 750 €

🔍 Pourquoi ça fonctionne ?

Compost, paillage et dépôt en déchetterie remplacent le feu, limitent la pollution et vous mettent hors de danger.

💡

Le petit plus : Conserver quelques sacs de feuilles bien sèches permet de sécher un compost trop humide ou de pailler le potager.

🚫 À NE JAMAIS FAIRE : Allumer un feu de feuilles « exceptionnel » dans un incinérateur de jardin : l’interdiction reste la même, l’amende aussi.

Dérogations et incinérateur de jardin : les rares exceptions

Certains cas très précis peuvent encore conduire à un feu autorisé. Dans une commune sans déchetterie ni collecte des déchets verts, la mairie peut fixer une dérogation locale. Le préfet, lui, peut délivrer une autorisation individuelle pour éradiquer une épiphytie ou des espèces végétales envahissantes.

Et l’incinérateur acheté en jardinerie ne change rien : comme le rappelle Ouest-France, son usage pour brûler des déchets verts reste passible de la même amende. Mieux vaut investir dans un broyeur de végétaux ou une tondeuse en mode mulching, qui transforment branches et feuilles en paillis utile sans feu.

Sources

En bref

  • En France, Service-public.fr rappelle que l’incinérateur de jardin et le brûlage des déchets verts sont interdits, avec une amende pouvant atteindre 750 €. 🍂
  • L’État oriente feuilles mortes et tontes vers le compost, le paillage, la déchetterie ou la collecte sélective des déchets verts, loin des flammes. 🧺
  • Rares dérogations, incinérateur devenu inutile, nouveaux réflexes comme mulching ou broyeur de végétaux changent ainsi la façon de gérer le jardin d’automne. 🌱