Jardin : cette confusion entre variété et cultivar vous fait acheter les mauvaises plantes sans le savoir
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Au rayon plantes, les jardiniers se perdent entre variété botanique et cultivar soigneusement sélectionné. Que cachent vraiment ces mots sur les étiquettes qui orientent tout votre jardin ?
Face au rayon graines ou aux tables de vivaces, nous tombons tous sur la même énigme : “nouvelle variété”, nom latin compliqué, puis un petit surnom entre guillemets. Entre poire ancienne, basilic citron et tulipe ‘Reine de la Nuit’, impossible de savoir ce qui relève de la nature… ou de la main de l’humain.
Derrière ces mots se cachent pourtant deux notions bien différentes : variété et cultivar. Elles racontent l’origine de la plante, la façon dont elle a été obtenue et même la manière de la multiplier. Et une fois que l’on a compris la nuance, choisir un rosier ou un pommier devient étonnamment simple.
Variété, cultivar : ce que ces mots veulent vraiment dire
En botanique, une variété botanique est une sous-catégorie naturelle au sein d’une espèce. Elle apparaît toute seule, au fil du temps, parce qu’une plante s’est adaptée à un climat ou à un sol particulier. On recense ainsi plus de 150 variétés de basilic et environ 1 500 variétés de poires, chacune avec sa saison, sa texture et son goût propres.
Le cultivar, lui, est né d’une intervention humaine. Le Journal Officiel le définit comme “l’ensemble des individus d’une espèce de plante cultivée, qui résulte d’une sélection et qui peut être génétiquement reproduit à l’identique”. Citronnier des 4 saisons, pommier Golden ou tulipe Simple ‘Reine de la Nuit’ sont des cultivars choisis pour produire longtemps, résister mieux ou offrir une couleur spectaculaire. La myrtille ‘Highland Charm’ a ainsi été sélectionnée pendant dix ans pour ses grosses baies sucrées.
Comment les reconnaître sur une étiquette ?
Nous avons tous déjà reposé un pot faute de comprendre son nom latin. La bonne nouvelle, c’est que le code est toujours le même. Quand vous lisez deux mots en italique, par exemple Citrus limon, il s’agit de l’espèce. Si un “var.” se glisse au milieu, vous êtes face à une variété botanique. Dès qu’un troisième nom apparaît, entre guillemets simples et sans italique – ‘Reine de la Nuit’, ‘Golden’ –, c’est un cultivar.
Autre indice discret mais précieux : la façon de multiplier la plante. Une variété botanique se sème le plus souvent en gardant ses caractéristiques. Un cultivar, lui, se bouture ou se greffe pour rester fidèle à la plante d’origine, car les semis donnent parfois des surprises. Astuce mémo : pensez “variété = nature, cultivar = culture”.
Bien choisir ses plantes : variété ou cultivar au jardin ?
Une espèce ou une variété botanique conviendra à ceux qui aiment les jardins naturels, vivants, où la plante se ressème et nourrit la faune locale. Ces plantes ont souvent montré leur capacité d’adaptation sur la durée, surtout quand elles sont bien choisies pour le climat et le sol.
Un cultivar sera parfait si l’on cherche un feuillage panaché, une forme ultra compacte pour un balcon, ou des fleurs XXL. Pour s’y retrouver facilement en jardinerie, on peut garder en tête cette mini-checklist :
- priorité au naturel et à la biodiversité ? privilégier espèces et variétés botaniques ;
- envie d’un effet waouh immédiat ou d’un pot très précis à reproduire ? viser un cultivar bien identifié sur l’étiquette de plante.
En bref
- 👩🌾 Entre sachets de graines et pots de vivaces, les jardiniers croisent variétés botaniques, cultivars sélectionnés et noms comme la myrtille ‘Highland Charm’ sans les distinguer.
- 📚 Le guide explique la différence entre variété et cultivar, décrypte le nom latin d’une plante et propose des repères simples pour lire chaque étiquette.
- 🌱 En comprenant l’origine de ces appellations et leur impact sur la multiplication, vos choix de rosiers, fruitiers ou vivaces prennent soudain une tournure très différente.
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