Ornithologues : ce geste à faire sur vos nichoirs en septembre, sinon vous les mettez en danger sans le vouloir
© Reworld Media
Les ornithologues tirent la sonnette d’alarme : un nichoir mal entretenu peut devenir un piège pour les mésanges et moineaux de nos jardins. En septembre, un simple geste change tout, à condition de le faire au bon moment et de la bonne façon.
Au bout du jardin, le petit nichoir en bois accroché au vieux pommier donne une touche de poésie au décor. On y imagine des mésanges bleues, des rougegorges, des moineaux bruyants au printemps. Et puis les saisons ont passé, le nichoir est resté fermé, oublié.
À l’intérieur, pourtant, ce refuge s’est transformé peu à peu en mélange de vieux nids, de fientes humides et de parasites. Les ornithologues alertent : un nichoir jamais vidé finit par nuire aux oiseaux qu’il devait protéger. Dans un contexte où la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle constatent la disparition de nombreux oiseaux communs, le simple fait de nettoyer les nichoirs en septembre change la donne. Reste à savoir comment s’y prendre sans faire d’erreur.
Un nichoir sale, un vrai piège pour les oisillons
Les spécialistes l’expliquent bien : un nichoir laissé à l’abandon accumule, année après année, brindilles, plumes et fientes. Cet amas a créé un milieu rêvé pour les acariens, les puces spécifiques aux oiseaux, mais aussi pour les moisissures et les bactéries liées à l’humidité stagnante. De l’extérieur, tout semble en ordre ; à l’intérieur, c’est une bombe sanitaire.
Les jeunes oiseaux y ont alors respiré un air chargé de spores, subi des piqûres incessantes, se sont affaiblis. Dans les cas extrêmes, une couvée entière a été perdue, là où un nid propre aurait tenu ses promesses. Certains couples désertent même un abri pourtant bien placé, simplement parce que l’ancienne couvée y a laissé trop de parasites et de débris.
Pourquoi les ornithologues misent sur le mois de septembre
La LPO recommande un entretien annuel à l’automne, et de nombreux naturalistes rappellent que septembre est la fenêtre idéale. À cette période, la nidification s’est terminée, les dernières jeunes mésanges ont quitté le nid depuis des semaines et le nichoir n’est pas encore utilisé comme dortoir d’hiver. Nettoyer en été risquerait de déranger une seconde nichée ; en plein hiver, on réveillerait les occupants venus se mettre à l’abri du froid.
Nous avons tous déjà remis au lendemain cette petite corvée en se disant que le nichoir “servirait bien encore une saison”. En réalité, en nettoyant les nichoirs en septembre, cinq minutes par boîte suffisent pour offrir un abri sain aux mésanges, moineaux et rougegorges du jardin. Comme le rappelle Océane Daniel sur Radio France, “Le but, c’est de les aider, pas de les mettre en danger”.
Le bon geste, pas à pas, pour un nichoir vraiment accueillant
Avant d’ouvrir, il suffit d’observer quelques minutes : si des allers-retours d’oiseaux se poursuivent, on attend. Sinon, on ouvre la trappe, on vide tout l’ancien nid à la main ou avec une petite brosse, puis on frotte l’intérieur à sec ou à l’eau claire, sans aucun produit chimique.
- laisser sécher le nichoir ouvert dans un endroit abrité ;
- contrôler fissures, trou d’envol et fixation ;
- le replacer orienté sud ou sud-est, à 2 à 3 mètres du sol, loin des chats et des vents dominants.
Ce rituel de septembre s’intègre parfaitement à un jardin pensé pour la faune, où l’on garde aussi quelques tas de feuilles et de zones plus sauvages. Un nichoir sain, bien placé, devient alors un vrai refuge, de l’automne jusqu’aux couvées du printemps suivant.
En bref
- 📉 Selon la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle, le déclin des oiseaux rend crucial l’entretien des nichoirs de jardin à l’automne.
- 🧹 En septembre, les ornithologues recommandent de nettoyer les nichoirs en quelques minutes pour limiter parasites, moisissures et risques pour les couvées futures.
- 🌳 Ce geste discret inclut le contrôle du trou d’envol, de l’orientation et de la hauteur, avec des effets surprenants sur la vie du jardin.
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