Tomates 2026 : si vous utilisez encore des tuteurs, vous passez à côté de cette technique suspendue gain de place

Publié le ParRédaction Elle adore
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En 2026, les jardiniers tournent la page des piquets bancals au profit du palissage suspendu. Cette technique de pro promet des tomates sans tuteur même dans un mini-potager.

Dans beaucoup de potagers, le printemps 2026 ressemble encore à une forêt de piquets en bois, de bambous tordus et de cages métalliques qui se couchent au moindre coup de vent. Les tomates finissent par s’entremêler, prendre de la place au sol et compliquer le passage entre les rangs.

Pourtant, la tomate reste une liane rampante qui a besoin d’être tenue hors du sol pour limiter le mildiou et les fruits abîmés. Les tuteurs classiques remplissent ce rôle, mais ils demandent du temps, de la place et un solide stockage hivernal. Une technique issue des serres professionnelles, le palissage suspendu, vient bouleverser ces habitudes et promet des tomates sans tuteur encombrant… ou presque.

Tomates sans tuteur : comment le palissage suspendu change tout

Le principe est simple : au lieu de planter un piquet à côté de chaque pied, on tend un fil solide en hauteur, sur une pergola, une arche, un portique ou la structure d’une serre. Depuis ce fil, descendent des ficelles verticales, une par plant, ou bien les tiges sont guidées directement sur un treillis suspendu. La tige principale s’enroule autour de la ficelle ou se fixe avec des clips souples, et grimpe vers le haut sans tuteur rigide.

Cette culture en corde convient surtout aux tomates à croissance indéterminée, qui montent facilement à 2 m. Les plants occupent alors l’espace en hauteur, libérant le sol pour d’autres légumes ou pour mieux circuler. Certains tests parlent de près de 70 % d’espace libéré avec un palissage horizontal bien pensé. L’air circule mieux entre les feuilles, ce qui réduit les risques de maladies, et les grappes pendent à hauteur d’yeux, prêtes à être cueillies. Visuellement, un mur de tomates formé sur des fils a aussi beaucoup de charme.

Installer ce système gain de place dans un petit potager en 2026

Le matériel reste modeste : un support solide en bois ou métal, du fil de fer ou un câble pour la ligne principale, de la ficelle de coco, de chanvre, de sisal ou du fil horticole, plus quelques pinces souples. Le tout se réutilise plusieurs saisons, ce qui en fait une solution durable. Mieux vaut installer la structure juste avant la plantation, pour ne pas abîmer les racines, puis nouer chaque ficelle à la base du pied sans trop serrer. En serre, on accroche simplement les ficelles à la charpente, en gardant environ 40 cm de marge pour pouvoir retendre au fil de la saison :

  • Planter les poteaux tous les 2 à 3 m, à 1,5 à 2 m de hauteur.
  • Tendre un fil horizontal bien solide au-dessus du rang.
  • Accrocher une ficelle par tomate, alignée sur chaque plant.
  • Enrouler ou clipser la tige chaque semaine, en surveillant l’arrosage.

Tuteurs classiques, palissage horizontal ou tomates naines : que choisir ?

Les tuteurs simples en bois restent économiques et adaptés aux petits jardins, mais ils durent peu et doivent être remplacés souvent. Les piquets en métal sont solides, mais moins esthétiques et peuvent chauffer au soleil. Tipis, cages ou portiques doubles offrent une bonne stabilité et un certain gain de place, au prix d’un montage long et d’un stockage encombrant. Le palissage horizontal va plus loin : plusieurs fils tendus à différentes hauteurs créent une véritable haie de tomates, où les tiges se soutiennent les unes les autres.

Pour ceux qui ne veulent presque plus de supports, les variétés à croissance déterminée ou naines, hautes de 50 cm environ, se contentent d’un faible tuteurage, voire d’un simple paillage au sol pour certaines tomates de type Roma. Ces conduites libres consomment toutefois plus de surface et conviennent surtout aux grands jardins. Dans les espaces réduits, balcon, terrasse ou mini-potager surélevé, la culture suspendue reste la plus logique : quelques fils, une taille régulière, des feuilles basses retirées et un contrôle attentif de l’humidité suffisent à transformer un coin serré en véritable rideau de tomates juteuses.

En bref

  • En 2026, de nombreux jardiniers français abandonnent les tuteurs à tomates pour une méthode de tomates sans tuteur inspirée des serres.
  • Un simple fil tendu en hauteur et quelques cordes transforment le palissage suspendu en solution gain de place pour potagers, serres et balcons.
  • Aération renforcée, potager plus net et murs de fruits promettent une nouvelle façon de cultiver la tomate, avec quelques règles à maîtriser.