Tomates : fin juillet, ne jetez plus cette petite tige, les anciens savaient ce qui arrivait à l’automne
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Fin juillet, nos grands-parents ne jetaient jamais les gourmands de tomates : ils les repiquaient en douce pour miser sur l’automne. Ce geste oublié peut encore changer votre potager.
Scène de juillet au potager : on taille les tomates, on enlève ces petites tiges qui poussent à l’aisselle des feuilles… et, d’un geste machinal, on les jette sur le tas de déchets verts. Nos grands-parents, eux, ramassaient soigneusement ces rameaux pour les glisser en terre encore chaude, comme un dernier pari sur la saison.
À l’heure où un chariot de plants frôle les 95 € en jardinerie, cette habitude d’« ancien » prend des allures de pépite. Repiquer les gourmands de tomates fin juillet n’avait rien à voir avec une manie de taille, c’était une façon discrète de s’offrir une récolte d’automne sans dépenser un centime de plus.
Ce que les anciens savaient des gourmands de tomates
Un gourmand de tomate, c’est cette pousse latérale qui naît entre la tige principale et une branche. On l’enlève pour éviter que le pied ne se transforme en buisson ingérable, mais sa tige est recouverte de fins poils capables de se transformer très vite en racines au contact de l’humidité. Pas besoin d’hormone ni de matériel : ces boutures affichent un taux de réussite autour de 95 %, presque inratable.
Autre atout que les anciens avaient bien compris : chaque gourmand bouturé donne un clone parfait du pied d’origine. Pour une variété ancienne chouchoute de la famille, ce geste garde le même goût d’une année sur l’autre. Et comme ces plants repiqués fin juillet commencent à produire environ un mois après le pied mère, ils prennent naturellement le relais quand les premières tomates de la saison marquent le pas.
Fin juillet, le moment parfait pour les repiquer
Si ce repiquage se faisait fin juillet, ce n’était pas par hasard. Le sol a emmagasiné la chaleur, les nuits restent douces et la tomate adore ces températures autour de 15 à 25 °C. En 8 à 10 jours seulement, le gourmand développe un réseau racinaire solide, même si, les premiers jours, la tige paraît molle. Nous avons tous déjà laissé dépérir ces pousses au sol ; elles auraient pourtant pu devenir une petite armée de plants tardifs.
Concrètement, gardez les plus beaux gourmands et procédez ainsi :
- Choisir une pousse de 10 à 15 cm, bien verte, prélevée sur un pied sain, de préférence le soir.
- Préparer une terre légère et humide (ou un grand pot), enfoncer environ les deux tiers de la tige, tasser pour bien coller la terre.
- Arroser généreusement, puis maintenir le sol frais les 3 ou 4 premiers jours, surtout en sol sableux ; si la tige se redresse, c’est gagné.
Ce qui pousse vraiment à l’automne grâce à ce geste
Ces plants issus de gourmands ne deviennent pas des géants, et ce n’est pas le but. Ils donnent des grappes plus modestes, mais bien suffisantes pour prolonger le plaisir. Les jardiniers qui pratiquent cette technique constatent une récolte décalée de 4 à 6 semaines : dans le Sud, les tomates tiennent parfois jusqu’en novembre, tandis que dans le Nord ou en altitude, elles remplissent les paniers jusqu’aux premiers froids.
Pour mettre toutes les chances de son côté, mieux vaut installer ces jeunes pieds à l’endroit le plus chaud du jardin, ou en grand bac abrité d’un mur. Un voile, un tunnel ou une petite serre permettent même de pousser l’expérience plus loin. Petit bonus : la tête d’une tige principale taillée en fin de saison se bouture exactement comme un gourmand et peut, sous abri, offrir quelques dernières tomates quand le reste du potager est déjà au repos.
Sources
En bref
- 🌿 Fin juillet, nos grands-parents repiquaient les gourmands de tomates en France pour miser sur une seconde vague de fruits à l’automne.
- 🪴 La technique explique comment choisir, planter et arroser ces pousses latérales pour qu’elles s’enracinent vite et transforment le potager de fin de saison.
- 🍅 Le texte s’attarde sur ce qui peut surprendre à l’automne avec ces gourmands, selon les régions et quelques astuces pour tirer parti des climats.
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