Si votre chat tousse comme pour recracher une boule de poils, ne laissez surtout pas traîner ce symptôme

Publié le ParRédaction Elle adore
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Votre chat se couche, le cou tendu, et enchaîne ces quintes sans jamais recracher de poils. Et si cette toux persistante cachait un problème respiratoire bien plus sérieux ?

Sur le coup, vous avez cru qu’il essayait juste de cracher une boule de poils. Aplati au ras du tapis, le cou tendu, le ventre qui se contracte, ce bruit sourd et répétitif qui vous fait attraper l’essuie-tout presque machinalement. Puis, comme souvent, rien ne sort. Le chat se secoue, se lèche les babines et retourne à ses occupations, comme si de rien n’était.

Quand ces scènes se répètent plusieurs fois par semaine sans la moindre trace de vomi ou de poils sur le sol, il ne s’agit plus d’un simple souci de toilettage. Cette toux persistante chez le chat ressemble à s’y méprendre à un trichobézoard, mais elle vient des poumons et non de l’estomac. Et c’est précisément là que le danger se cache.

Quand la toux persistante du chat imite la boule de poils

Lors d’une vraie régurgitation de boule de poils, le corps du chat se cambre, les contractions abdominales sont nettes et l’épisode se termine presque toujours par l’expulsion de liquide, de bile ou d’un amas de poils. Pendant une quinte de toux, l’animal reste plutôt allongé, le cou très bas et tendu vers l’avant, les flancs qui s’agitent pour essayer de dégager les voies respiratoires, mais rien n’est éjecté.

Le piège, c’est que le chat peut finir par déglutir ou se lécher les babines, ce qui renforce l’illusion d’un vomissement. Quand ces quintes reviennent de façon régulière, plusieurs jours de suite, surtout dans un intérieur chauffé où l’air est très sec, il faut y voir un signal envoyé par ses bronches. Autrement dit, ce n’est pas son estomac qui se plaint, ce sont ses poumons.

Asthme félin et allergies : causes fréquentes d’une toux chronique

Une fois la piste gastrique écartée, la cause la plus fréquente reste l’asthme félin ou une allergie respiratoire. Le mécanisme ressemble à celui observé chez l’humain : une inflammation chronique des voies respiratoires inférieures resserre les bronches, les tapisse de mucus et empêche l’air de circuler correctement. Le chat tousse, lutte pour inspirer ou expirer, parfois avec un bruit de petite locomotive, et à force ses poumons se fatiguent.

Dans ce tableau, l’environnement joue un rôle énorme. Voici les irritants du quotidien souvent retrouvés chez un chat qui tousse :

  • La poussière et les acariens présents dans les tapis, coussins et rideaux.
  • La fumée de cigarette ou les vapeurs de cuisine concentrées.
  • Les parfums d’intérieur, bougies parfumées et litières très poussiéreuses.
  • Les pollens précoces qui entrent par les fenêtres ouvertes.

Quand consulter pour une toux persistante chez le chat et comment l’aider

Une quinte isolée peut arriver, mais une toux qui revient plusieurs fois par semaine, qui dure depuis plusieurs jours ou qui réveille votre chat n’est jamais anodine. S’y ajoutent respiration bouche ouverte, sifflements, langue ou gencives bleutées, grande fatigue : là, c’est une urgence vétérinaire.

Au cabinet, le vétérinaire écoute cœur et poumons, puis propose souvent une radiographie thoracique ; dans certains cas, une endoscopie ou un lavage broncho-alvéolaire complètent le bilan. Un traitement combinant corticoïdes et bronchodilatateurs, donné grâce à une chambre d’inhalation, change alors la vie du chat, surtout si vous avez consulté tôt et limité fumée et parfums chez vous.

En bref

  • Scènes répétées de toux persistante chez un chat à la maison, cou tendu au ras du sol et aucune boule de poils expulsée.
  • Explication des différences entre régurgitation de trichobézoard et vraie toux chronique, avec les principaux signaux respiratoires qui doivent alerter.
  • Zoom sur l’asthme félin, le rôle des irritants domestiques et le parcours vétérinaire pouvant transformer le quotidien d’un chat qui tousse sans cesse.