Vous mangez du riz sans faire ça avant ? Si vous zappez ce geste, vos ballonnements vont empirer

Publié le ParRédaction Elle adore
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Vous accusez le riz chaque fois que votre ventre gonfle après le repas, alors que le problème se joue bien avant la cuisson. Un geste oublié dans l’évier suffit à transformer ce féculent léger en allié beaucoup plus digeste.

Vous terminez votre assiette de riz avec l’impression d’avoir avalé un parpaing, ventre tendu, gaz, inconfort pendant des heures ? Beaucoup finissent par penser que le riz « ne leur convient pas » ou qu’ils ont un problème de digestion des féculents. Pourtant, ce malaise n’a rien d’inévitable et ne vient pas toujours de ce qu’il y a dans votre assiette.

Le riz reste l’un des aliments les plus recommandés quand l’estomac est fragile, ce qui rend ce paradoxe encore plus troublant. Beaucoup accusent la quantité ou se méfient du gluten, alors que le riz en est dépourvu. En réalité, un simple détail dans la préparation, juste avant la cuisson, peut transformer ce féculent léger en véritable poids lourd. Ce geste, beaucoup l’ont oublié.

Le riz ne devrait pas vous ballonner : le vrai souci se cache dans la préparation

Riz blanc ou complet, bien cuit, devrait normalement être rapidement assimilé par l’organisme. Quand la digestion s’éternise, la cause ne se trouve pas toujours dans l’intestin, mais souvent bien plus en amont, au moment où l’on verse les grains dans la casserole. Au fil du transport, les grains s’entrechoquent et produisent une fine poussière blanche : l’amidon de surface.

Si ce riz non lavé est plongé directement dans l’eau bouillante, cette poudre ne disparaît pas. Sous l’effet de la chaleur, elle gélatinise et forme une sorte de colle qui agglomère exagérément les grains. Dans l’estomac, ce « bloc » très compact laisse peu de place aux sucs digestifs, la digestion ralentit, l’amidon fermente, les gaz se forment et le ventre ballonné apparaît. À l’intérieur du grain se trouve l’amidon nutritif qui nous rassasie, à l’extérieur seulement cette poussière inutile qui change la texture sans apporter de bénéfices.

Rinçage à l’eau froide : le geste clé pour chasser l’amidon et les ballonnements

Le remède tient dans un geste très simple : rincer le riz avant cuisson. En Asie, ce lavage à grande eau est un réflexe presque automatique, loin d’une manie de cuisinier. On place le riz dans un saladier, on le couvre largement d’eau froide puis on remue énergiquement avec la main. L’eau devient tout de suite blanche et laiteuse : c’est l’amidon de surface et les impuretés qui se détachent.

Il faut ensuite vider cette eau et recommencer, trois à cinq fois, jusqu’à ce que l’eau reste presque transparente. Ce signal montre que le grain est comme « nu », débarrassé de sa poussière d’amidon et d’une partie des résidus solubles. Le simple trempage assouplit le riz, mais c’est l’action mécanique du rinçage qui décroche réellement cette pellicule. Résultat : les grains se détachent après cuisson et ne se transforment plus en masse lourde dans l’estomac.

Ventre gonflé : ajuster aussi le reste de l’assiette et l’hygiène de vie

Si malgré un riz bien lavé votre ventre reste souvent gonflé, d’autres habitudes peuvent entrer en jeu. La naturopathe Shana Sarfati rappelle qu’une alimentation riche en fibres, associée à des probiotiques comme le yaourt nature, le kéfir ou la choucroute, constitue une véritable solution pour apaiser le ventre. À ce sujet, elle souligne : « Ils favorisent un équilibre intestinal optimal et réduisent les ballonnements », a-t-elle expliqué au Journal des Femmes.

En bref

  • Après un simple bol de riz, de nombreux Français souffrent de ballonnements tandis que la naturopathe Shana Sarfati rappelle le rôle de la préparation.
  • Un geste précis juste avant la cuisson du riz limite la formation d’un bloc compact dans l’estomac et réduit la sensation de ventre gonflé.
  • Fibres, probiotiques, hydratation et hygiène de vie complètent ce geste autour du riz et transforment durablement la façon dont votre ventre réagit.