Depuis 2 ans je n’arrache plus une seule herbe entre mes pavés grâce à ce sable spécial glissé dans les joints
© Reworld Media
Chaque printemps, les mauvaises herbes entre pavés ruinaient ma terrasse et mes week-ends à genoux. En ciblant février et en changeant mes joints, tout a basculé.
Terrasse impeccable, déjeuners au soleil… puis, en quelques semaines, les mauvaises herbes entre pavés reprennent le dessus. À force de passer ses week-ends à genoux, beaucoup ont rêvé d’une allée qui reste nette sans brosse métallique ni désherbant.
La bonne nouvelle, c’est qu’en jouant sur le bon moment et surtout sur ce que l’on met dans les joints, ce rêve devient très concret. Depuis que certaines terrasses ont été entièrement re-jointoyées avec un matériau bien choisi, leurs propriétaires n’ont plus arraché une seule herbe pendant des années.
Pourquoi les mauvaises herbes adorent vos joints de pavés
À l’automne, les graines se coincent entre les dalles, dans un mélange de sable, poussière et feuilles. Elles dorment tout l’hiver, puis, dès les redoux de mars, ce matelas humide devient une mini jardinière. Des joints nus ou simplement sableux offrent exactement ce dont elles ont besoin : lumière, eau et un peu de terre.
En France, la loi Labbé interdit, depuis le 1er janvier 2019, les herbicides chimiques de synthèse pour les particuliers. Miser sur le calendrier devient alors stratégique : en février, les jeunes pousses ont encore des racines courtes, le sol reste meuble et un simple crochet permet de vraiment tout extraire avant le re-jointoiement.
Le déclic : un nettoyage de février et des joints minéraux durcis
Après ce premier passage, on gratte à fond les interstices au couteau désherbeur, puis on balaie pour enlever sable noirci, terre fine et graines. Sur une surface strictement minérale, certains ajoutent une eau très chaude légèrement salée pour achever les racines. Le jardinier Larry Hodgson résume ainsi : « Le sel fait vraiment un excellent désherbant car il tuera à peu près tout ce qui pousse », tout en prévenant : « Mais [c’est] si toxique qu’il ne peut tout simplement pas être recommandé dans la plupart des jardins ».
Le vrai tournant vient ensuite avec des joints minéraux durcis, type sable polymère. Ce sable très fin, mélangé à un liant, se fige doucement quand on l’humidifie en pluie fine, tout en restant drainant. On remplit les joints creusés sur 3 à 4 cm, on compacte légèrement, puis on arrose : une fois sec, le joint ne se délave plus et laisse très peu de place aux graines et aux racines pendant deux à trois ans.
Plan B végétal : des couvre-sol qui étouffent les mauvaises herbes
Pour un rendu très naturel, les plantes couvre-sol piétinables créent un tapis vivant qui étouffe les repousses. Thym rampant et sedums pour le plein soleil, mazus, véronique de Turquie ou mousse d’Irlande en zone fraîche, ophiopogon nain, bugle rampant et herbe aux écus à l’ombre, plantés serré dans 5 à 8 cm de profondeur.
Sources
En bref
- Depuis deux ans, une terrasse pavée reste nette après un nettoyage de février et un matériau inédit dans les joints, malgré mauvaises herbes entre pavés. 🌿
- Le tutoriel détaille le calendrier des adventices, le grand nettoyage d’hiver et la préparation minutieuse des joints pour limiter durablement la repousse. 🧱
- Un plan B végétal à base de couvre-sol piétinables et quelques erreurs à éviter transforment aussi l’allée pavée en zone presque sans entretien. 🤔
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