Vous jetez encore ces vieux cubes du congélateur ? Ce qu’ils font en silence à vos jardinières suspendues est bluffant
© Reworld Media
Un jardinier m’a assuré que mes glaçons au goût de congélateur étaient l’allié secret de mes jardinières suspendues. Sur le balcon en été, leur fonte change tout sans effort.
Les glaçons oubliés au fond du congélateur, au goût de plastique, finissent souvent dans l’évier. Sur un marché, un jardinier a pourtant prévenu une cliente, comme le rapporte Ouest-France : « Vous gaspillez le meilleur outil pour vos jardinières suspendues. » De quoi regarder son bac à glaçons avec un autre œil.
Car ces cubes glacés, surtout les plus anciens que l’on n’ose plus mettre dans un verre, font merveille dans les suspensions de balcon. Entre arrosoir bancal, terreau qui boit mal et voisins du dessous éclaboussés, ils offrent une façon d’arroser en hauteur sans effort.
Jardinières suspendues : pourquoi elles boivent si mal
Arroser une jardinière accrochée à la rambarde, c’est souvent un numéro d’équilibriste. On tend le bras, l’arrosoir penche, l’eau ruisselle sur la manche et le pot oscille dangereusement. Beaucoup se résignent à un arrosage rapide qui détrempe la terrasse sans vraiment hydrater la motte.
Le souci vient aussi du terreau hydrophobe : brûlé par le soleil et riche en tourbe ou fibres de coco, il sèche à cœur et finit par repousser l’eau. On croit bien arroser parce que l’eau ressort par les trous, alors qu’au centre la terre reste dure et les racines de géraniums ou pétunias manquent d’eau.
Vieux glaçons, nouvelle vie dans les suspensions
Dans ce contexte, les glaçons jardinières suspendues deviennent des alliés malins. Au lieu de jeter les cubes au goût de congélateur, on les pose sur le terreau : pour une suspension moyenne, cinq à six glaçons fondent lentement, sur plusieurs dizaines de minutes. L’eau s’infiltre alors doucement, sans geyser par les trous de drainage et sans détremper la terrasse.
La Société Nationale d’Horticulture de France recommande un écart d’environ 10°C entre eau et substrat. On place donc les glaçons le matin, sur le pourtour du pot. Un spécialiste britannique, cité par la presse anglo-saxonne, rappelle que « les orchidées sont connues pour prospérer avec cette méthode, mais d’autres plantes tropicales peuvent mal supporter la température froide et devraient plutôt être arrosées à température ambiante, ou brumisées, pour éviter le choc ».
Ce que les glaçons changent… et ce qu’ils ne feront jamais
Des tests relayés par Empress of Dirt montrent que cette astuce peut sous-arroser les grands bacs ou humidifier la terre de manière inégale. Sur une longue jardinière, mieux vaut utiliser les glaçons en appoint tous les deux ou trois jours, et garder un arrosage plus profond une fois par semaine. Si la motte se décolle, que la surface durcit et que vos géraniums et surfinias dépérissent encore, c’est le signal pour rempoter dans un terreau frais enrichi de compost.
Sources
En bref
- Un jardinier explique à une cliente comment ses vieux glaçons au goût de congélateur deviennent utiles pour arroser ses jardinières suspendues. 🌿
- La technique des glaçons pour jardinières suspendues transforme ces cubes glacés en arrosage goutte-à-goutte, limitant ruissellement, efforts physiques et dégâts sur le balcon. 💧
- Ce guide détaille aussi quand éviter les glaçons, quelles plantes y sont sensibles et à quel moment cette astuce finit par montrer ses limites. 🤔
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