Mue de septembre : si vos poules perdent toutes leurs plumes, c’est que vous faites cette erreur dans leur alimentation
© Reworld Media
En septembre, la mue des poules transforme le poulailler en tapis de plumes et stoppe la ponte. Comment ajuster l’alimentation pendant la mue sans les surcharger de compléments ?
Septembre, les matins rafraîchissent et le sol du poulailler se couvre de plumes. Beaucoup de propriétaires pensent aussitôt maladie ou carences, surtout quand la ponte se met à ralentir d’un coup. En réalité, vos poules changent tout simplement de manteau.
Cette grande mue des poules, déclenchée par les jours qui raccourcissent, leur demande autant d’énergie qu’un chantier de rénovation. Leur organisme a réaffecté ses réserves : moins d’œufs, plus de plumes neuves. Pour les aider à traverser septembre sereinement, tout se joue dans l’assiette.
Septembre, le vrai départ de la mue au poulailler
Quand la durée du jour diminue après l’été, le système hormonal a lancé la mue et mis l’appareil reproducteur au repos. Les plumes tombent d’abord sur la tête et le cou, puis sur la poitrine, le dos, les ailes et enfin la queue. Une mue naturelle a généralement duré 4 à 6 semaines, parfois davantage chez les sujets âgés.
Le Parisien Jardin rappelle que les plumes sont en grande partie faites de kératine, une protéine très gourmande en acides aminés soufrés. Pendant ce chantier, la poule a souvent semblé plus calme, un peu amaigrie, avec une crête pâlie et un arrêt net de ponte. En revanche, zones rouges, démangeaisons ou plaies ont évoqué plutôt des parasites que la simple mue.
Ce que la mue change dans l’alimentation de vos poules
Nous avons tous déjà continué à distribuer le même mélange de céréales qu’en pleine saison de ponte. C’est justement l’erreur pointée par Le Parisien Jardin : pour refaire un plumage entier, la alimentation pendant la mue doit apporter plus de protéines de qualité, en particulier méthionine et cystine recommandées par Virbac, ainsi que des vitamines du groupe B.
- Base : aliment complet de bonne qualité, adapté à l’âge, toujours disponible.
- Enrichir sans excès : vers de farine séchés, œufs cuits écrasés, pois ou lentilles cuits, distribués en petites quantités.
- Vitamines et minéraux : végétaux frais ou séchés (orties, luzerne), coquilles d’huîtres pour le calcium.
- À limiter : maïs pur et restes très riches en énergie qui font grossir sans nourrir les plumes.
Une ration type pour accompagner la mue jusqu’à l’hiver
Concrètement, les spécialistes recommandent de rester autour de 100 g d’aliment sec par jour et par poule, comme le rappelle Aveve, mais plus riche en protéines. En septembre, un aliment complet pour pondeuses ou croissance a constitué la base, complété quelques jours par semaine avec graines protéinées et petites portions d’insectes séchés.
D’ailleurs, l’eau propre à volonté et un environnement calme ont compté autant que la gamelle. En limitant les manipulations, en surveillant poids, appétit et état de la peau une fois par semaine, la mue s’est déroulée sans heurts. Vos poules ont retrouvé un plumage brillant… et vous, des œufs bien coquillés dès que leur organisme s’est remis à la ponte.
En bref
- 🐔 En septembre, les jours raccourcissent, la mue des poules commence, les plumes tombent partout et la ponte ralentit fortement au poulailler familial.
- 🥦 Les experts préconisent une alimentation pendant la mue plus riche en protéines, acides aminés soufrés, vitamines et minéraux, sans multiplier les compléments superflus.
- 🤔 Menus types, quantités précises et petites astuces de suivi hebdomadaire permettent d’aider le plumage à repousser rapidement tout en gardant des poules sereines.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité