Cityzen Tower à Tbilissi : ces jardins suspendus sur 42 étages utilisent 250 arbres pour bloquer la canicule sans climatiser en été
© Reworld Media
À Tbilissi, la Cityzen Tower signée Zaha Hadid Architects promet 42 étages de jardins suspendus pour refroidir la ville d’ici 2029. Cette tour végétale cache surtout des astuces simples pour transformer balcons et terrasses en boucliers contre la chaleur.
L’évocation légendaire des jardins suspendus de l’Antiquité continue de frapper les esprits par sa poésie et sa démesure. Pourtant, une capitale aux portes de l’Europe s’apprête aujourd’hui à ressusciter ce mythe à travers une prouesse architecturale contemporaine inédite.
Au cœur de la Géorgie, un gratte-ciel hors norme promet d’élever la nature sur des dizaines d’étages. Ce spectacle fascinant dissimule surtout une réflexion poussée sur l’adaptation de nos villes face aux canicules estivales.
Cityzen Tower : quand le mythe de Babylone s’invite au cœur du Caucase
Dessinée par l’agence de renommée mondiale Zaha Hadid Architects, la future Cityzen Tower s’élèvera sur 42 étages dans le quartier animé de Saburtalo, à Tbilissi. Bien loin des gratte-ciel classiques aux façades lisses, l’édifice propose des lignes ondulantes directement inspirées du relief local et de la rivière Koura. Ses immenses plateformes superposées et décalées créent une succession de terrasses qui donnent l’illusion d’une forêt grimpant vers le ciel.
Cette initiative d’envergure redonne vie à une ancienne friche militaire soviétique pour concevoir un espace multifonctionnel connecté au métro et aux universités. Entouré par 23 000 m² d’aménagements paysagers en lien direct avec le Central Park voisin, le projet associe bureaux, commerces et appartements dans une oasis de verdure.
Végétalisation extrême et climatisation passive : la mécanique derrière le spectacle
Au-delà de la splendeur visuelle, cette conception spectaculaire repose sur une solide stratégie de protection solaire passive. En s’avançant nettement au-dessus des vitrages, les balcons étagés font office de pare-soleil géants. Ils bloquent le rayonnement zénithal durant les étés brûlants tout en laissant pénétrer la lumière rasante en hiver, réduisant ainsi le besoin de climatisation mécanique pour viser la certification LEED Gold.
La végétation abondante joue un rôle thermique capital grâce à l’évapotranspiration, ce phénomène par lequel l’eau rejetée par les feuilles rafraîchit l’atmosphère environnante. D’ailleurs, les concepteurs ont choisi d’intégrer 250 arbres matures déjà présents sur la parcelle, assurant une canopée protectrice et une ombre salutaire dès le lancement du chantier.
Balcons et terrasses végétalisés : quelles leçons en tirer pour nos logements ?
Ce projet géorgien, attendu pour 2029, met en lumière des principes d’isolation naturelle que chacun peut s’approprier à la maison. Végétaliser une façade ou une cour avec des espèces locales permet de tempérer l’habitat sans faire exploser sa facture d’électricité. Le choix de plantes à feuillage caduc est idéal : leurs ramures apportent une ombre dense pendant les mois chauds, avant de laisser filtrer les rayons réconfortants dès l’automne.
Prendre exemple sur ces terrasses nécessite toutefois de surveiller le poids de la terre et la prise au vent sur un balcon ordinaire. Quelques jardinières bien irriguées créent déjà un bouclier efficace contre la réverbération des murs bétonnés.
En bref
- 🌍 À Tbilissi, la Cityzen Tower de Zaha Hadid Architects prévoit 42 étages de jardins suspendus d’ici 2029 sur une ancienne friche militaire.
- 🌿 Terrasses en cascade, protection solaire passive et évapotranspiration transforment cette tour végétale en laboratoire d’architecture bioclimatique spectaculaire.
- 🏡 Les principes testés à Tbilissi esquissent des pistes étonnamment accessibles pour végétaliser balcons et façades, avec quelques contraintes techniques souvent sous-estimées.
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