Potager : ces gadgets que tout le monde achète sont une arnaque, ce que vous avez déjà chez vous suffit

Publié le ParRédaction Elle adore
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Ticket de caisse salé, gadgets de potager en pagaille et promesse de récoltes miracles : le décor est planté. Et si votre poubelle cachait déjà tout le nécessaire pour cultiver mieux, sans frais ?

A la caisse de la jardinerie, la note grimpe vite : quelques godets biodégradables, des tuteurs en bambou, des étiquettes en ardoise, deux sacs de terreau, et le total fait déjà mal. Au rayon potager, tout est vendu comme indispensable. Beaucoup de débutants finissent persuadés qu’un bon jardin dépend surtout de gadgets de jardinage.

En réalité, nombre de ces gadgets de potager sont surtout une mauvaise affaire : ils copient des fonctions que la maison fournit gratuitement. Votre poubelle de recyclage et vos déchets verts forment une vraie mine d’or, économique et écologique. Une fois qu’on l’a compris, le rayon accessoires de jardinerie paraît soudain moins séduisant.

Gadgets de semis : plaques alvéolées, mini-serres et leurs équivalents gratuits

Plaques alvéolées en plastique, mini-serres d’intérieur, godets de semis biodégradables… Sur l’étiquette, tout promet des plants vigoureux et faciles à repiquer. Mais au final, vous payez surtout du plastique moulé. Pour un premier potager, ce poste peut engloutir une bonne partie du budget sans rien garantir de plus.

Or les solutions gratuites sont déjà dans la cuisine. Des pots de yaourt ou barquettes de fruits deviennent des godets parfaits, à condition de percer quelques trous au fond pour le drainage avec un clou chauffé. Les boîtes d’œufs en carton, qui se dégradent vite, conviennent plutôt aux graines à germination rapide. Au jardin, des bouteilles en plastique transparent dont on coupe le fond servent de cloches de forçage contre froid et limaces, le goulot jouant le rôle d’aération.

Étiquettes et tuteurs : arrêter d’acheter ce que vos déchets fournissent déjà

Les petits accessoires pour organiser le potager coûtent aussi cher qu’ils sont discrets sur le ticket. Étiquettes en ardoise, marques-plantes en plastique décoratif, tuteurs en bambou importé, arches métalliques toutes faites pour tomates ou haricots… Pris séparément, chacun paraît abordable ; alignés sur le chariot, ils représentent une belle somme pour du matériel fragile.

Pour étiqueter vos rangs, les plastiques des bouteilles de lait ou bidons de lessive sont idéaux : imputrescibles, faciles à découper en languettes, leur surface rugueuse accroche bien le marqueur. Des lattes de vieux stores vénitiens font aussi de solides étiquettes. Côté tuteurs, la taille de février fournit gratuitement des branches de noisetier droites pour monter tipis à haricots ou supports à tomates. De simples piquets de bois et un peu de fil de fer guident framboisiers et mûres, tandis que des caisses en bois ou cagettes de marché se recyclent en carrés surélevés.

Terreau et paillage : quand la nature fait mieux que les sacs du commerce

Viennent ensuite les sacs de terreau spécial semis, spécial tomates ou universel, plus les paillages tout prêts. C’est souvent la dépense la plus lourde du potager. Pourtant, le meilleur modèle reste le sol forestier, jamais amendé de l’extérieur et très fertile. Les feuilles mortes ramassées à l’automne et stockées forment un paillage qui protège le sol, freine les adventices et se transforme en humus riche, plus intéressant que les écorces de pin acidifiantes.

Un compost maison, fait d’épluchures, marc de café, coquilles d’œufs et cartons bruns, fournit un or noir gratuit et remplace la plupart des terreaux achetés. Pour un potager sans gadgets, gardez en tête quelques repères :

  • semis : contenants recyclés ;
  • structures : branchages et caisses ;
  • sol : feuilles mortes et compost.

En bref

  • Au rayon potager, godets biodégradables, tuteurs en bambou et étiquettes design font exploser le budget des débutants séduits par ces gadgets de jardinage.
  • Le guide montre comment remplacer plaques de semis, mini-serres et étiquettes payantes par des contenants recyclés et matériaux de récup', sans détailler chaque astuce.
  • Entre feuilles mortes en paillage, compost maison et caisses en bois, le lecteur entrevoit un potager quasi gratuit où l'argent sert enfin à l'essentiel.