Yaourts : ces 7 pièges cachés sur l’étiquette qui sabotent votre santé sans que vous ne le voyiez venir

Publié le ParRédaction Elle adore
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Huit Français sur dix mangent un yaourt par jour sans imaginer ce qui se cache sur l’étiquette. Entre faux fruits, 0 % trompeur et édulcorants, le piège se referme vite.

Au rayon frais, les pots de yaourt donnent l’impression d’une collation légère et saine. Huit Français sur dix en consomment. « Le yaourt est un aliment formidable et il offre de nombreux bienfaits pour la santé », explique Caroline Susie, diététicienne, au média Today. Elle rappelle que « De nombreuses recherches suggèrent que le yaourt peut améliorer la santé de votre intestin en augmentant les bonnes bactéries dans votre microbiote ».

Pour la diététicienne Whitney Linsenmeyer, « Le yaourt est aussi une bonne source d’autres micronutriments, en particulier le calcium et la vitamine D » et « Le yaourt est principalement composé de lait fermenté, il va donc fournir une bonne protéine complète ». Tout se joue sur l’étiquette : d’un nature sans sucre ajouté à un dessert aromatisé, la quantité de sucres et de graisses change complètement.

Sucres cachés et mentions 0 % : le cœur des pièges sur les yaourts

Premier piège, les sucres cachés. Derrière le mot discret « glucose-fructose », « dextrose » ou « maltose », vous lisez en réalité du sucre ajouté. Pour Caroline Susie, les sucres ajoutés peuvent être « vraiment sournois » et « peuvent s’accumuler très vite quand on regarde les yaourts aromatisés ». Elle recommande de viser au plus 10 g de sucres ajoutés par portion, voire zéro pour un pot nature, et rappelle qu’un excès d’édulcorants peut provoquer un certain « inconfort gastrique ».

Autre piège, le sucre fractionné. La réglementation impose de classer les ingrédients par ordre décroissant de poids ; pour éviter que le sucre arrive en tête, certains fabricants cumulent sucre de canne, sirop de glucose-fructose et miel. Additionnés, ces ingrédients représentent parfois 30 à 40 %. Sept signaux doivent alerter : noms en -ose, sirops, fractionnement, « préparations de fruits », 0 %, sucres naturels et promesse de « sans sucres ajoutés » adossée aux édulcorants.

Préparations de fruits et 0 % de matière grasse : quand le pot se sucre en douce

Les yaourts « aux fruits » cachent souvent un autre piège : l’expression « préparation de fruits ». Derrière une fraise sur l’emballage, on trouve parfois peu de fruit réel, noyé dans l’eau, le sucre et les additifs. Le fruit a été cuit longtemps, les vitamines fragiles ont disparu et les fibres aussi ; au final, la préparation sucrée se comporte presque comme un sirop, sans les bénéfices du fruit entier.

Le 0 % de matière grasse crée un autre trompe-l’œil. Sans gras, un yaourt devient plus acide et moins onctueux ; pour retrouver du goût, on compense souvent par davantage de sucres simples ou d’épaississants glucidiques. Les lipides participent pourtant au signal de satiété : en leur absence, le pic de sucre arrive plus vite et la faim revient rapidement. Même logique avec les sirops d’agave, miels ou sucres de canne, parfois bio, qui restent des sucres concentrés.

Édulcorants, yaourt grec et skyr : décrypter l’étiquette sans se tromper

Côté choix, Whitney Linsenmeyer estime que « tout ce qui est non sucré » est idéal. « Le yaourt grec va décrocher la médaille d’or » : « Il est épais et crémeux parce qu’il a été égoutté pour retirer le petit-lait liquide » et « La plupart des yaourts grecs ont environ deux fois plus de protéines qu’un yaourt classique ». Même logique pour le skyr ou un yaourt de soja nature enrichi en calcium, à condition de vérifier que la ligne « glucides dont sucres » reste modérée.

En bref

  • Huit Français sur dix consomment des yaourts, que les diététiciennes jugent intéressants pour le calcium, les protéines et le microbiote, mais dépendent de l’étiquette.
  • Les pièges majeurs concernent les sucres cachés, le fractionnement, les préparations de fruits, le 0 % matière grasse et les édulcorants présents dans pots.
  • Entre yaourt grec, skyr ou versions au soja, les options intéressantes existent, à condition de savoir lire la ligne glucides et quelques mentions clés.