Radis : cette méthode de semis méconnue permet d’en cueillir sans interruption pendant des mois
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Chaque printemps, les radis débordent du potager pendant trois semaines puis disparaissent. Cette méthode de semis tous les 15 jours promet une récolte ininterrompue sans effort.
Février arrive, la terre est encore froide et pourtant l’envie de croquer de jeunes radis roses se fait pressante. Beaucoup de jardiniers dégainent alors un sachet entier de graines, le vident dans un rang… pour se retrouver trois semaines plus tard avec une montagne de radis, puis plus rien pendant des mois.
Le radis pousse vite, très vite : son cycle tourne autour de 3 à 5 semaines selon la variété et le soleil. S’il a été semé en une fois, tout arrive en même temps, les derniers finissant souvent creux et spongieux au fond du bac à légumes. Une simple façon de gérer le temps au potager suffit pourtant à transformer cette culture éclair en récolte continue. Tout se joue sur cinq petits semis espacés.
Radis : l’erreur de tout semer d’un coup au début de la saison
Dans un jardin nourricier pensé pour durer, le radis n’est pas une grosse culture mais une culture de remplissage. Semer serré et en masse crée une concurrence énorme entre les plants : dans une terre compacte ou caillouteuse, les racines se tordent, filent et deviennent plus fortes en goût. Le résultat déçoit, même pour les passionnés de radis corsés.
Le manque d’eau aggrave encore les choses. Un radis qui sèche par à‑coups concentre ses huiles et pique vite la langue. Pour éviter gaspillage et récoltes ratées, il faut à la fois un sol préparé finement sur une quinzaine de centimètres, bien drainé, et surtout une production lissée sur plusieurs semaines plutôt qu’un seul pic.
La méthode des semis de radis tous les 15 jours pour des récoltes continues
L’astuce consiste à traiter le radis comme une petite rotation rapide : un rang, puis un autre, puis un troisième, toujours en quantité raisonnable. En lançant des semis de radis tous les 15 jours entre le début février et la mi‑avril, avec un châssis froid, un tunnel ou une mini‑serre au départ, on obtient une véritable chaîne ininterrompue de récoltes de mars jusqu’aux portes de l’été :
- Autour du 8 février : premier semis sous abri, protégé des nuits glaciales.
- Fin février : deuxième vague, encore sous protection si le climat reste rude.
- Mi‑mars : troisième semis, souvent possible en pleine terre si le sol ne colle plus.
- Fin mars : quatrième rang, la croissance s’accélère avec les jours qui rallongent.
- Mi‑avril : dernier gros semis de printemps, qui donnera jusqu’en juin.
Sol, arrosage et récolte : les gestes qui garantissent des radis croquants
Avant chaque vague, la bande de terre est travaillée comme un lit : meuble, sans cailloux, enrichie avec un peu de compost bien décomposé. En bac ou en jardinière sur une terrasse, un terreau fin et drainant joue ce rôle. Les graines sont posées en ligne très peu profonde, puis, dès que les plantules ont deux ou trois feuilles, on éclaircit pour ne garder qu’un radis tous les 3 à 5 centimètres.
Côté entretien, le sol doit rester frais, comme une éponge essorée : arrosages réguliers mais doux, au goutte‑à‑goutte ou avec un arrosoir à pomme fine, surtout sous châssis qu’il faut aérer en journée. La récolte se fait au jugé en écartant légèrement la terre au collet ; on tire d’abord les plus gros, en laissant aux plus petits la place de finir leur croissance. À ce rythme, un week‑end sur deux suffit pour semer un nouveau rang et remplir sans interruption les saladiers de radis croquants.
Sources :
En bref
- De février à avril, des semis de radis tous les 15 jours offrent des récoltes échelonnées de mars à juin dans les jardins français.
- La méthode détaille la préparation du sol, le semis en lignes sous abri ou en pleine terre, l'éclaircissage et l'arrosage pour des radis croquants.
- Une routine bimensuelle transforme quelques rangs en garde-manger de radis, avec une astuce finale pour limiter gaspillages et récoltes décevantes.
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